Créée il y a seulement un an au 1er janvier 2020, l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) veut se poser comme un nouveau partenaire pour les collectivités locales, dans un combat qui ne cesse de gagner en importance : celui de l'accès au numérique, de manière uniforme sur l'ensemble du territoire. Pour l'instant, il s'agit cependant d'un vœux pieu.
En Auvergne Rhône-Alpes, plusieurs territoires souffrent encore cruellement de leur manque de connexion à un réseau numérique rapide et de qualité, c'est-à-dire à l'internet mobile, mais aussi à la fibre, comme le rappelle différentes études, ainsi que le dernier baromètre du comparateur Zone ADSL.
Depuis 2017, cette question fait pourtant l'objet de toute l'attention des services de l'Etat, qui ont imaginé, sous le contrôle de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (Arcep) un programme gouvernemental, le New Deal Mobile, dont le seul et unique objectif est d'améliorer la couverture mobile (voix, Internet 4G) des zones en souffrance. Et plus elles sont dans des zones peu denses (rurales) ou à fortes contraintes géographique (montagne, etc), et plus elles sont susceptibles d'être mal couvertes car jugés peu rentables.
Dès 2018, ce dispositif avait ainsi opté pour une formule inédite : au lieu de faire reposer ces investissements colossaux directement sur le compte de l'Etat français, celui-ci avait choisi de transférer l'essentiel de la charge de l'investissement pour la conception de ces nouveaux réseaux aux quatre principaux opérateurs mobiles (Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR), en échange de l'attribution de nouvelles fréquences 4G qu'ils pourraient ensuite exploiter.