Industries créatives : en Haute-Savoie, ces chiffres qui démontrent que le jeu vidéo et l’animation tirent la reprise
Didier Bert
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Alors que le secteur de la production audiovisuelle s'est effondré durant la pandémie, avec un recul de -44 % de son chiffre d'affaires, l'Observatoire de l'Image et des industries créatives note que l'industrie des jeux vidéos a vu son chiffre...
Ubisoft
Le coup de frein subi par la filière de l'image et des industries créatives ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir en Haute-Savoie : la reprise d'activité forte, que connaissent plusieurs grands noms comme Ubisoft, permet au secteur de reprendre le chemin de la croissance. Malgré un contexte de pénurie de main d'oeuvre qui se vérifie également dans ce secteur, les professionnels tablent sur des perspectives conformes à l'avant-crise pour 2021 et 2022.
En Haute-Savoie, il est un contrecoup de la fermeture des remontées mécaniques qui pourrait surprendre... car la mise à l'arrêt des commandes des stations de sport d'hiver s'est faite ressentir jusque dans la filière de l'image et des industries créatives, qui génère habituellement 155 millions d'euros de revenus annuels à travers es 472 entreprises, 331 auto-entrepreneurs et 1.680 emplois équivalents temps plein en vallée.
Et pour cause : les acteurs du tourisme, qui constituent habituellement de grands clients pour les agences et entreprises de production audiovisuelle, ont stoppé net l'ensemble de leurs activités de communication au cours des derniers mois de crise sanitaire.
Des moteurs de résilience
De quoi provoquer des conséquences concrètes jusque sur le volume d'activité des agences de communication, qui ont ainsi vu leur chiffre d'affaires chuter de -21 %, selon l'enquête 2020 de l'Observatoire de l'Image et des industries créatives, réalisée par le département de la Haute-Savoie.
La production audiovisuelle s'est ainsi effondrée durant la pandémie, avec un recul de -44 % de son chiffre d'affaires. Pas de quoi surprendreYannick Heude, responsable du développement économique chez CITIA (la Cité de l'image en mouvement d'Annecy), qui rappelle en effet que« la clientèle de ces entreprises se situe parmi les offices de tourisme, les stations de sports d'hiver, l'événementiel, la restauration et l'hôtellerie. Toute cette activité s'est arrêtée ».
Mais dès 2021, ces deux secteurs ont repris du poil de la bête, et ont même recommencé à embaucher, précise Yannick Heude.
Mieux : les secteurs du jeu vidéo et du film d'animation ont même été au final peu touchés par l'impact de la pandémie, alors que leurs grands acteurs ne cessent de renforcer leur développement à Annecy.
Des poids lourds qui continuent de tirer la filière haut-savoyarde
Vaisseau amiral du jeu en Haute-Savoie, Ubisoft, dont 330 salariés sont basés à Annecy (sur les 20.000 que compte le groupe à l'échelle mondiale et ses 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires) en est l'illustration.
En forte croissance, le studio français a sorti son dernier opus, Riders Republic, sur les consoles cet automne. À lui seul, ce jeu aura notamment mobilisé le tiers des effectifs annéciens d'Ubisoft. Le studio avait d'ailleurs choisi de nommer récemment un nouveau directeur général pour son site annécien, Grégory Garcia, alors que ce dernier avait déjà contribué jusqu'ici à de nombreux projets tels qu'Assassin's Creed, Tom Clancy's The Division 2, Steep...
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