Ses 1.200 emplois directs et 150 hectares de gigafactory, appelés à fournir les plus grands constructeurs français et européens en batteries, ne s'installeront ni dans le bassin grenoblois, ni à proximité du couloir de la Vallée de la chimie lyonnaise, et encore moins dans la plaine de l'Ain. La jeune pousse Verkor, qui a su convaincre et rassembler de grands groupes industriels (Schneider Electric, CapGemini, Groupe Idec, et plus récemment Renault) et boucler une première levée de 100 millions d'euros à l'été dernier, déploiera finalement ses capacités de production dans les Hauts-de-France.
C'est donc cette région qui assurera, dès juillet 2025, la première livraison de batteries « à faible teneur en carbone et à haute performance » pour les véhicules électriques. Avec par la suite, une capacité de production qui évoluera, pour grimper de 16 GWh en 2025 à 50 GWh, à l'horizon 2030. Les travaux devraient quant à eux débuter en 2023.
Selon la région Hauts-de-France, cette installation représente "un investissement total de 2,5 milliards d'euros et un potentiel à terme de près de 2.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects".
Il s'agira ainsi de la troisième usine de batteries à s'implanter en France, toutes dans le Nord de l'Hexagone : avec l'annonce du sino-japonais AESC/Envision en juin dernier près de Douai (Nord) puis celle de Stellantis et de TotalEnergies à Douvrin (Nord), où la production devrait aussi débuter en 2023.