(Publié le 28/06/2021 14:00, actualisé à 16:30)
Toujours à la recherche de « l'excellence industrielle » mais aussi d' « une chaîne de valeur compétitive, durable et locale en Europe », la jeune pousse iséroise Verkor, fondée en juillet 2020, avait déjà su s'entourer jusqu'ici. Avec, malgré son jeune âge, des acteurs de poids comme Schneider Electric, KIC Inno Energy, le Groupe IDEC, Cap Gemini à son capital... Et désormais, c'est avec le groupe Renault qu'elle compte passer un nouveau coup d'accélérateur sur sa stratégie.
« Il s'agit d'une première annonce majeure d'une série à venir, qui démontrera notre progression sur notre feuille de route visant à générer 50 GWh de capacité de production de cellules de batterie d'ici 2030 - une pierre angulaire dans le déploiement d'une chaîne d'approvisionnement de la batterie, compétitive, souveraine et durable en Europe », se félicite ce lundi Benoit Lemaignan, le Ceo et co-fondateur de Verkor.
De son côté, le Ceo de Renault Group, Luca De Meo, a précisé par voie de communiqué :« Avec Verkor, nous accélérons la production de batteries haute-performance et bas-carbone en France, pour l'Europe. Ce partenariat profitera de l'expertise unique de l'équipe Verkor dans la production de cellules, équipe qui attire les meilleurs talents internationaux venant de 14 pays du monde entier ».
Un accord qui s'inscrit plus largement, pour le constructeur, dans le cadre du plan stratégique « Renaulution », dans lequel Renault Group souhaite passer du statut « d'entreprise automobile utilisant la technologie » à celui d'une « entreprise technologique utilisant des voitures ». Ce lundi, le sino-chinois Envision confirmait par ailleurs 2 milliards d'euros d'investissements dans la création d'une future usine de batteries électriques à Douai dans le Nord, qui fournira elle aussi le groupe Renault, lors d'une visite d'Emmanuel Macron.