En pleine réflexion sur l'implantation de sa future gigafactory de batteries électriques, qu'elle souhaite installer en France d'ici 2024, la jeune pousse Verkor, tout juste créée en juillet dernier, ne chôme pas. Après avoir dévoilé ses premières ambitions, qui visaient justement à bâtir de nouvelles capacités industrielles pour accompagner la montée en puissance des véhicules électriques sur le marché européen, Verkor vient de dévoiler un nouvel axe stratégique qui pourrait se traduire, à terme, par un nouveau marché de niche.
L'isérois, déjà soutenu par plusieurs partenaires (Schneider Electric, EIT InnoEnergy, groupe Idec, Cap Gemini)vient en effet de signer un partenariat avec la jeune pousse toulousaine Aura Aero, qui se positionne elle-même depuis sa création en 2018 comme « lepremier constructeur aéronautique digital et éco-efficient basé en France ».
En cours de développement de deux modèles d'avions biplaces, cet acteur toulousain émergeant, passé en l'espace de quelques mois de dix à quarante salariés, a déjà affiché son ambition de concevoir un modèle d'avion électrique, ainsi qu'un modèle d'avion inférieur à 19 places assises. En attendant, il avait commencé par développer deux modèles d'avions de voltige biplaces, dont il espère lancer la production à compter de cette année pour atteindre, dès 2022, 30 à 50 exemplaires produits.
Un partenaire tout trouvé dont le contact ne doit rien au hasard, puisqu'il serait issu du carnet d'adresses du Ceo de Verkor, Benoit Lemaignan, un ancien d'Airbus passé par le cabinet de conseil spécialisé sur la transition énergétique et l'adaptation au changement climatique Carbone 4, qui connaissait bien le tissu aéronautique occitan.