Pourquoi la guerre en Ukraine percutera (aussi) l’économie en Auvergne Rhône-Alpes
Marie Lyan
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« Il ne faut pas oublier non plus la question des terres rares, puisque l'Ukraine est notamment l'un des principaux pays producteurs qui entrent dans la composition des batteries et des véhicules électriques, à l'heure où l'industrie automobile est...
Alors que la guerre en Ukraine a bouleversé la donne sur la scène internationale et fait toujours l’objet d’un intense rapport de forces entre la Russie et la communauté internationale, la région Auvergne Rhône-Alpes ne sera pas épargnée non plus par les conséquences économiques de ce conflit. Car même si l’Ukraine et la Russie ne sont pas situées dans le haut du tableau des partenariats à l'export développés par les entreprises régionales, ces deux pays n’en constituent pas moins des territoires où transitent des flux stratégiques pour la première région industrielle française.
Moins d'une semaine après le démarrage de ce que l'on qualifie désormais de « guerre totale » entre la Russie et l'Ukraine, qui résiste toujours face aux attaques malgré le départ de près de 400.000 réfugiés qui ont fui vers l'Ouest, ce nouveau conflit majeur du XXIe siècle laisse d'ores et déjà présager des conséquences à la fois sanitaires, économiques et géopolitiques qui iront bien au-delà des frontières de ces deux pays.
Car l'Union Européenne (UE) n'a pas caché que c'est en premier lieu sur le terrain des sanctions économiques qu'elle compte, pour tenter de mettre un grand coup de frein aux ambitions du Kremlin.
La riposte des 27 pays membres de l'UE, qui se veut à la fois sévère et franche, mais aussi graduée, comprend désormais notamment un gel des avoirs financiers russes et l'exclusion de certaines banques du pays du système de transaction international Swift, pèsera nécessairement sur les échanges économiques avec la Russie (même si ces sanctions excluent pour l'heure le commerce du gaz, nécessaire à l'Europe). Et ce, pour une durée qui demeure encore indéterminée et s'apprête même à être renforcée par un troisième paquet de mesures coercitives sur le plan économiques, attendues dans les prochaines 48 heures.
Et même si Moscou ne figure pas dans le top 5 des relations commerciales entretenues, sur l'échiquier mondial, par la France, il représente tout de même 1,3% % des exportations françaises, comme le précise, l'actuel président de la CPME du Rhône, François Turcas.