LA TRIBUNE - L'antenne régionale de l'UMIH s'est associée à la signature d'une lettre ouverte, aux côtés de la Région et de 10 organisations professionnelles, qui alertent le gouvernement sur la situation des entreprises face à la crise de l'énergie. La situation est en train de se tendre du côté des entreprises du secteur CHRD (cafés, hôtels-restaurants, discothèques) ?
Alain Grégoire - Cette initiative fait suite à une visioconférence programmée et animée par la Région Auvergne Rhône-Alpes, qui a rassemblé l'ensemble des organisations professionnelles et près de 250 professionnels la semaine dernière.
Nous avions déjà reçu nous-même des remontées d'information émanant des professionnels de la région, qui témoignent notamment du fait que notre secteur passe au travers des mailles du filet des aides publiques annoncées par l'État. Et cela, essentiellement parce que le niveau de kilowatts validé par les pouvoirs publics pour prétendre au bouclier tarifaire n'est pas suffisant face aux contraintes de nos métiers.
Bien entendu, cela fait déjà six mois que les entreprises reçoivent leurs factures et ne sont pas éligibles aux aides existantes. Quand elles ont l'habitude d'avoir une facture de gaz ou de fioul de 15.000 euros en moyenne, et que celle-ci dépasse 75.000 ou 100.000 euros, ce n'est plus soutenable. Alors que les particuliers ont des hausses de 15 % maximum, nous demandons la même chose pour les entreprises.