LA TRIBUNE - Vous vous êtes rendu à Montréal, et notamment aux Entretiens Jacques Cartier, afin d'y mener en parallèle une mission économique aux côtés de l'agence d'attractivité que vous coprésidez avec la Métropole de Lyon, l'Aderly : deux ans après la pandémie, qu'est-ce qui vous a conduit à mettre le focus sur le marché québécois ?
Philippe Valentin - Deux raisons nous ont porté à conduire cette mission : d'abord, le fait de renouer la connexion physique après deux années de crise sanitaire. Et bien que notre connexion avec la partie universitaire et culturelle est, et a toujours été présente avec Lyon, le volet économique commençait à s'essouffler.
Le but, c'était surtout de montrer que le monde économique était présent. Ensuite, on veut redéployer nos connexions, et voir comment on peut travailler ensemble. J'ai le sentiment qu'il y a eu une petite étincelle durant ces trois jours, il s'est passé quelque chose.
Le Québec se positionne comme la porte d'entrée d'Amérique du Nord : revenir au grand export après ces deux années d'échanges uniquement en distanciel, face à un marché québécois qui lui aussi resserré ses conditions d'entrée, c'était un signal "nécessaire" pour rediriger les entreprises régionales vers l'export ?
Durant ma visite, j'ai pu remarquer qu'il s'agissait d'un marché où les contacts se font de manière très directe, très orientée vers le business. Cette visite a été une occasion de transformer les discours en actes.