... l'arrivée annoncée d'ici fin octobre du groupe européen Galileo Global Education.
Après la publication d'un rapport financier particulièrement offensif, le signalement de la chambre régionale des comptes d'Auvergne-Rhône-Alpes (CRC) aura pesé. Le parquet de Lyon a confirmé vendredi à l'AFP l'ouverture d'une enquête sur la gestion de l'établissement consulaire, qui occupe aujourd'hui le cinquième rang national des écoles de commerce, avec plus de 9.000 étudiants formés chaque année à travers seize spécialités, et 6.900 étudiants en formation continue et 172 professeurs permanents.
Un signalement portant sur la période allant de 2014 jusqu'à l'exercice clos au 31 août 2021. Soit une temporalité où l'école de commerce était présidée par l'entrepreneur Bruno Bonnell, aujourd'hui Secrétaire général pour l'investissement du Plan France 2030 et dirigée par Bernard Belletante (ex-Kedge), avant d'être remplacé durant neuf mois à la direction générale par Tawhid Chtioui (passé lui-même par plusieurs établissements : Reims Management School, EDHEC Business School, etc) avant que n'éclate une crise de gouvernance.
"Ce contrôle sur une école emblématique a pris du temps, il a fallu analyser une galaxie un peu compliquée", a justifié le président de la chambre régionale des comptes, Bernard Lejeune, au regard des difficultés amenées par le changement du statut juridique de l'établissement, qui visait à tripler les recettes de l'EmLyon à l'horizon 2024 (avec une cible à 337 millions d'euros).
Ce rapport passe au peigne fin la gestion des deux structures, l'Association de l'enseignement supérieur commercial Rhône-Alpes (AESCRA) puis la société anonyme (SA) Early Makers Group (EMG). Les points noirs concernant principalement des sujets "techniques" mais aussi, la gouvernance passée.