C'est la règle : la nuit, pour décoller, l'hélicoptère des services d'urgence (SMUR ou Sécurité civile) doit d'abord être certain de pouvoir atterrir. Et pour cela, il doit avoir à disposition un espace libre et éclairé d'au moins 25 mètres de large sur 50 mètres de long.
Dans les communes rurales - celles généralement les plus éloignées des services d'urgence - ce sont souvent les stades de foot qui accueillent les hélicoptères. Mais avec les aléas associés aux moyens d'une petite commune : pas de gardien sur place, et donc personne disponible immédiatement pour éclairer le stade et vérifier les conditions sur place.
Créée en 2017 par un ex-pilote de l'hélicoptère du SMUR42, Sébastien Goëgel, associé à la PME stéphanoise Digital Electric (30 salariés ; 10 millions d'euros de chiffre d'affaires ; fabrication de matériel électrique), la start-up stéphanoise HIS a développé une solution permettant de répondre à cette problématique, via un boîtier installé sur les zones d'atterrissage privilégiées des hélicoptères et connecté aux services d'urgences du territoire.
Via ce boîtier, sans autre intervention manuelle sur place, le service d'urgence prend la main et peut éclairer instantanément à distance le stade si besoin, vérifier grâce aux capteurs que la météo locale permet un atterrissage en toute sécurité, et s'assurer, via les caméras, que personne n'est en train de jouer sur le terrain. Le business model est basé sur un partenariat d'un côté avec les services d'urgence locaux et, de l'autre, via la vente du matériel et l'abonnement au service pour les communes ou les intercommunalités utilisatrices.