Quinze jours seulement après le spectaculaire éboulement qui a pris de court habitants et collectivités à la Rivière (Isère), où tout un pan d'une falaise du Vercors s'est éboulé sur la route départementale D1532 qui demeure toujours coupée à la circulation, un collectif de citoyens s'est organisé et menait déjà ce lundi sa seconde réunion. Car depuis cet événement, qui a déplacé plus d'un million de m³ de roches et de terre,
« une ampleur quasi jamais vue en France depuis plusieurs siècles », les riverains oscillent entre inquiétude et gestion des problématiques du quotidien. Après la stupeur, qui a marqué les premiers jours post-éboulement, les habitants font désormais face à des problématiques dans leurs déplacements.
La route départementale D1532 était en effet un axe emprunté par près de 7.000 véhicules par jour pour relier la métropole de Grenoble à celle de Valence, et demeurait le principal itinéraire alternatif et gratuit à celui de l'autoroute pour relier le Sud de la France. Mais pour ses habitants, cette départementale représentait aussi un itinéraire du quotidien, dont la coupure, pour une durée indéterminée à l'heure actuelle, complexifie grandement la vie des habitants :
« Après la phase de choc émotionnel que nous avons vécu, et où la question était de savoir si nous n'avions pas des voisins coincés sous les décombres, nous avons été consternés de voir que nous n'avions aucune information de la part de la mairie et des autorités publiques concernant l'événement. Cela nous a laissé un gros blanc pendant une dizaine de jours... Nous avons donc décidé de monter un collectif pour nous réunir et nous faire le porte-voix des citoyens et usagers de la route », explique Anaïs Rodriguez, ingénieure en développement territoriale et l'une des fondatrices du collectif La montagne gronde.