« Homme de dossier et de terrain » : qui est Fabrice Pannekoucke, nouveau président d'Auvergne-Rhône-Alpes
Anne Taffin et Emma Rodot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Fabrice Pannekouck (LR) a été élu nouveau président de la région Auvergne-Rhône-Alpes ce jeudi 5 septembre 2024. Il succède à Laurent Wauquiez, élu député de la première circonscription de Haute-Loire.
Attendu depuis le 7 juillet dernier et l'élection de Laurent Wauquiez comme député de la Haute-Loire, le nom du nouveau président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a été révélé hier soir. Fabrice Pannekoucke, 10ème vice-président de la Région, maire de Moûtiers (Savoie) et président de la communauté de communes Cœur de Tarentaise, a reçu le soutien de son prédécesseur à la veille du scrutin après deux mois de silence. Une nomination inattendue qui a été confirmée par le conseil régional sans aucun suspense.
Son nom est finalement sorti à 19 h ce mercredi 4 septembre, la veille de l'assemblée plénière marquant la succession de Laurent Wauquiez à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes : Fabrice Pannekoucke, maire de Moûtiers (Savoie) et de la communauté d'agglomération Cœur de Tarentaise, auparavant vice-président de la Région délégué à l'Agriculture, a été élu nouveau président d'Auvergne-Rhône-Alpes.
Une désignation « surprise » sortie des rangs de Laurent Wauquiez et annoncée à quelques heures du scrutin dans les quotidiens régionaux Le Dauphiné Libéré et La Montagne. Démissionnaire depuis le 22 août de son poste de président de Région en raison de la règle du non cumul des mandats, le désormais député de la Haute-Loire, Laurent Wauquiez n'avait jusqu'alors pas pipé mot sur le successeur qu'il soutiendrait pour diriger ce territoire qui compte 12 départements et plus de 8 millions d'habitants.
Lors de cette assemblée plénière, c'est donc le seul candidat qui s'est présenté sous l'étiquette la majorité LR pour briguer la tête de la 2ème région de France. À l'évocation de son nom, une salve d'applaudissements s'est d'ailleurs élevée dans l'Assemblée.
Face à lui, seuls deux élus se sont portés candidats : Maxime Meyer, représentant d'une candidature unique portée par les groupes de gauche et les Écologistes qui a réuni 51 voix, et Andréa Kotarac, conseiller régional du Rassemblement national qui en a récolté 17.
Le pari d'un ancrage savoyard
Décrit comme un « homme de terrain et de dossier », l'élu né en 1975 dans les Hauts-de-France, adopté par la Savoie, n'a pas commencé sa carrière par la politique.
«J'ai travaillé, au début des années 1990, sur le développement de la friche en montagne et fait en sorte de faire mon stage à Saint-Jean-de-Belleville. J'y suis allé pour six mois et n'en suis pas reparti, jusqu'à ce qu'Hervé Gaymard et Vincent Rolland me proposent d'être assistant parlementaire à Albertville»,confiait il en 2021 au groupe Ecomedia.
Un ancrage territorial et un attachement au monde rural et à l'environnement qu'il renouvelle aujourd'hui : « J'ai un amour indéfectible de la France, des territoires et de la ruralité. Je suis forestier de formation, les questions environnementales je peux en parler », nous a-t-il indiqué après son élection ce jeudi.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.