Les vins des Côtes du Rhône nord en route vers l’Unesco
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
La nouvelle association s'étendra uniquement sur les huit vins septentrionaux des Côtes-du-Rhône, avec une ambition affichée : viser une inscription au sein de la liste très prisée du patrimoine mondial de l'Unesco.
DR/Christophe Grilhé
Les vins des Côtes du Rhône nord en route vers l’Unesco
Après cinq années de travaux préliminaires, huit appellations des Côtes-du-Rhône septentrionales officialisent leur regroupement au sein d’une nouvelle association. Son objectif : valoriser les spécificités de ces vignes pour qu’elles rejoignent, à terme, la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.
Mais depuis ce mercredi, une toute nouvelle association a émergé au cœur de ce vignoble : « de Rhône en Vignes, Cultures en partage de Vienne à Valence ». Avec cette fois, et comme son nom l'indique, un périmètre plus restreint, puisqu'il s'étendra uniquement sur les huit vins septentrionaux des Côtes-du-Rhône (situés au nord de l'appellation, donc), et avec une ambition affichée : viser une inscription au sein de la liste très prisée du patrimoine mondial de l'Unesco.
Et ce, à l'image de plusieurs vignobles comme la Bourgogne, la Champagne ou encore la juridiction de Saint-Émilion, qui est devenue le premier vignoble inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco en 1999 au titre de ses paysages.
Une quête de reconnaissance et d'histoire
Du côté des Côtes-du-Rhône, l'objectif est de cibler « un périmètre allant de Vienne (Isère) à Valence (Drôme), qui regroupe déjà 5 départements, 8 communautés de communes et 51 communes », explique Bruno Delas, coordonnateur du comité de pilotage du projet. Soit un territoire qui représenterait près de 60 km de long, plus de 800 exploitants, 4.000 hectares de vignes et 8 appellations (Côte-Rôtie, Saint-Péray, Saint-Joseph, Crozes-Hermitage, etc).
Urbaniste retraité, il est issu lui-même d'une famille dirigeant une maison de négoce de vins dans la région depuis 1835. Fin connaisseur des rouages de l'Unesco pour avoir accompagné la Ville de Lyon au cours des dernières années [10% de la Ville dont le quartier du Vieux-Lyon, les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse, le cœur de la Presqu'île ont été classés à l'Unesco en 1998], il s'est engagé dans ce qui ressemblait à l'origine comme un pari, émis entre exploitants de vins.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.