Beaujolais, Côtes du Rhône...comment les viticulteurs rhônalpins s'adaptent à la baisse de la demande
Emma Rodot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le domaine du Château de l'Eclair, dans le Beaujolais.
DR
Emma Rodot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le domaine du Château de l'Eclair, dans le Beaujolais.
DR
L'été n'a encore une fois pas été de tout repos. Marquées par plusieurs épisodes de grêle et une canicule tardive la dernière semaine d'août, les vignes de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont une nouvelle fois essuyé une perte de production.
Cette dernière vague de chaleur a eu pour conséquence d'assécher les grains, « comme des raisins de Corinthe », décrit Philippe Bardet, président de la fédération interprofessionnelle des vins du Beaujolais. Le terroir a perdu environ 10 % de sa récolte, estime-t-il à l'aube du début des vendanges, plus tardives qu'en 2022, mais l'année devrait quand même être fructueuse en comparaison des dernières.
Lire ici notre dossier : Changement climatique, le plan choc pour sauver les vins français
À lire également
Le changement climatique affecte en effet les rendements des domaines, qui peinent à retrouver les grandes productions du siècle dernier. « Nous n'avons aucun stock, remarque Philippe Bardet, il nous en faudrait même plus ! Nous avons une belle demande depuis cinq ou six ans ». Chaque automne, le territoire produit environ 600.000 hectolitres en moyenne, majoritairement du gamay. « Cette année, on espère une récolte en hausse de 20 % par rapport à 2022. » De quoi s'armer face à l'inflation, qui touche durement le secteur, de l'entretien des vignes à la mise en bouteille.
Emma Rodot