Le 25 juillet 2024, tout un pan de la montagne s’est éboulé sur la route départementale très empruntée entre Valence et Grenoble, à proximité d'une carrière opérée par le groupe Eiffage. Un an plus tard la question des responsabilités n'est toujours pas tranchée, ni celle du retour de la circulation d'un axe qui accueillait jusqu'à 7.000 véhicules par jour.Près d'un million de m3 de roches, de gravats et de terre. Un éboulement impressionnant s'est déroulé il y a un an, le 25 juillet 2024, sur le versant du Coteau d'Artets, sur la commune de la Rivière, en Isère. Depuis, près d'un kilomètre de la route départementale 1532, qui relie Valence (Drôme) à Grenoble (Isère), reste coupée à la circulation. Et les questions sur la catastrophe demeurent nombreuses.
En décembre dernier, un arrêté ministériel paru au Journal officiel invoquait « des facteurs d'origine anthropiques [...] prédominants dans le déclenchement du mouvement de terrain : terrassements liés à l'exploitation d'une carrière », rejettant ainsi au passage le classement en catastrophe naturelle et ouvrant la voie à une responsabilité d'une carrière, appartenant en partie au groupe Eiffage, située sur le site de l'éboulement.
Depuis, les acteurs locaux ne disposent que de peu d'informations. « Nous déplorons l'absence totale de transparence, a déclaré le sénateur de l'Isère Guillaume Gontard (EELV), à l'occasion d'une conférence de presse organisée mercredi 23 juillet à l'occasion de la date anniversaire de cet éboulement, en présence du conseiller départemental d'opposition Thierry Badouard et de Christian Ferraris, suppléant de la députée Sandrine Nosbé. C'est quelque chose qui peut étonner, vue l'ampleur et l'impact de ce qu'il s'est passé. »
« Beaucoup de questions mais très peu de réponses »
« Le procureur a a priori été saisi, mais nous n'avons que peu d'informations, poursuit-il. Est-ce qu'il y a une enquête ? Nous demandons que le Département dépose plainte contre X. Nous savons par ailleurs qu'il y avait eu des alertes en juillet dernier avant l'éboulement, avec le signalement de fissures, et les services du RTM qui avaient évoqué un très fort risque de glissement. Cela peut interroger sur ce qui a été mis ou non en place. Nous avons beaucoup de questions, mais très peu de réponses ».