Le contraste est notable. Alors que les investisseurs étrangers ont promis 20 milliards d'euros à l'occasion de la 8e édition du sommet Choose France, les exportateurs français restent, eux, engourdis par l'attentisme. Moins de la moitié des entreprises françaises (48%) s'attendent à une augmentation de leur chiffre d'affaires à l'export, contre 82% avant le « Liberation Day » et la menace des taxes initiés par Donald Trump le 2 avril, selon une note d'Allianz Trade Global parue ce mardi 20 mai. Ce dernier « a mis en évidence la vulnérabilité des entreprises dont les chaînes d'approvisionnement et les marchés d'exportation sont très concentrés », dépeint Ano Kuhanathan, responsable de la recherche sectorielle chez Allianz Trade.
En Auvergne-Rhône-Alpes, deuxième région exportatrice française (12%) après l'Île-de-France - avec 18.000 entreprises exportatrices -, et première en matière industrielle, ce début d'année est aussi marqué par un certain flottement. Cela, malgré ses atouts : la région est composée d'un large spectre de filières et d'un moteur économique, la plaçant à la quatrième place des régions européennes avec un PIB de 300 milliards d'euros. Pour autant, elle n'échappe pas aux impacts des revirements du président Donald Trump sur le commerce extérieur.