"Au-delà de l'impatience qui nous accompagne jusqu'au moment précis où retentira la première note, c'est bien l'émotion de nous retrouver tous ensemble qui nous fait désormais compter les jours", temporise François Missonnier, fondateur et directeur du festival. Europavox donne rendez-vous à ses festivaliers cet été du 25 au 27 juin.
Suite aux consignes gouvernementales qui limitent la tenue des festivals à une jauge de 5.000 personnes en configuration assise, l'édition 2021 se tiendra cette fois... au stade Marcel-Michelin.
« The end has no end »... Pendant combien de semaines le titre de cette chanson de The Strokes - groupe américain avec quelques racines européennes - s'est imposé comme le générique d'un quotidien, aussi long qu'un jour sans pain, pour Europavox, comme pour les autres festivals ?
À l'origine le format Europavox, ce sont des groupes venus de toute l'Europe, en plein air et en centre-ville, devant la Coopérative de Mai. Depuis 15 ans, chaque édition recevait environ 15.000 personnes par jour. "Lors de la dernière édition en 2019, nous avions compté 50.000 entrées. Depuis toujours, le premier soir est d'ailleurs gratuit."
Pendant de long mois, il est devenu difficile d'entrevoir l'issue d'une situation, face à laquelle même les plus endurants de l'équipe ne parvenaient plus à prendre leur mal en patience...
"Il a donc fallu innover, rebondir, imaginer des événements virtuels pour des talents bien réels afin que ce sevrage contraint de rencontre en live avec les groupes soit un peu plus tolérable. Et surtout, il a fallu ne jamais perdre l'espoir, ne jamais lâcher l'affaire, garder optimisme et enthousiasme pour continuer d'imaginer le retour d'Europavox !", se souvient François Missonnier.