Dans le classement des grandes villes où il fait bon étudier (établi par le magazine L'Etudiant), Clermont-Ferrand se situe dans les premières places. Pourtant l'agglomération, comme beaucoup d'autres en France, rencontre des difficultés pour loger ses étudiants. Les cités universitaires, qui accueillent les jeunes les plus modestes (attribution soumise à condition de ressources), manquent d'offres. A peine 10% des presque 40.000 étudiants de la métropole trouvent un studio ou une chambre dans ces résidences Crous.
A Clermont-Ferrand, seules 2.420 places sont en effet proposées dans les onze résidences gérées par le Crous, auxquelles s'ajoutent 1.320 places dans la commune limitrophe d'Aubière. Jérôme Auslender, adjoint au maire de Clermont-Ferrand en charge de la vie universitaire et étudiante, reconnaît qu'il y a une saturation du parc : « Il y a des difficultés cette année. Et c'est d'autant plus vrai qu'il y a des tensions sur le parc locatif privé. »
Car il est aussi difficile de trouver des logements abordables dans le marché locatif privé, déjà saturé. Peu d'appartements de petite taille sont disponibles, alors que la population étudiante continue de progresser. Et cette année, avec l'inflation, les loyers ont augmenté.
« C'est un point critique, le logement, une source de stress énorme, » explique Léandre Dupont, président de laFédération des Etudiants d'Auvergne, première organisation représentative du département. « Clermont-Ferrand n'est pas considéré comme une ville en tension mais, selon notre étude, un étudiant doit débourser en moyenne 424 euros par mois pour se loger dans la ville. Cela revient très cher. »