Après Silex 2, To-Lyon sera la dernière tour du quartier Part-Dieu à sortir de terre d'ici 2026. Car depuis leur arrivée, les exécutifs EELV de la métropole et de la ville de Lyon conduits par Bruno Bernard et Grégory Doucet veulent tenir leur promesse de réduire la bétonnisation et l'artificialisation du quartier d'affaires Lyon Part-Dieu.
Ils avaient déjà indiqué qu'ils ne partagaient pas le projet de l'ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, quant à la création d'une "skyline" lyonnaise, composée de plusieurs tours élevées et Grégory Doucet, qui a pris en 2020 la tête de l'outil chargé du développement de ce quartier, la SPL Part-Dieu, avait déjà explicité qu'il souhaitait lui insuffler une nouvelle direction. "La Part-Dieu ne sera plus seulement un quartier d'affaires, mais un quartier à vivre avec des parcs, des logements, des voies cyclables", avait-il déclaré dès l'an dernier.
Avec plus de 2.500 entreprises et 60.000 salariés, Lyon Part-Dieu est devenu en 40 ans le deuxième pôle tertiaire français et souhaite donc, avec son nouvel exécutif, "se réinventer autour d'un immobilier tertiaire plus durable et flexible, avec un écosystème vivant et diversifié", affiche la SPL.
Lancé en 2019, le projet de To-Lyon devrait donc être le dernier grand projet emblématique à sortir de terre sur ce secteur, à l'échelle du mandat actuel. "Toutes les tours de grande hauteur permettent de dégager des surfaces au sol, au niveau des piétons, afin de réaliser des aménagements urbains de qualité et notamment paysagers. La densification de la tour To-Lyon aura à ce titre permis d'agrandir et d'élargir la place Béraudier au profit des usagers, et de réaliser dans le même temps la percée de la Rue Bouchu. Cette densification trouve surtout sa justification à proximité des lignes de transport en communs fortes", commente Stéphane Reymond, directeur général adjoint de l'immobilier résidentiel et des régions Vinci Immobilier, quant à l'arrêt de la poursuite de la "skyline" lyonnaise.