Avec ses 449.000 m² placés sur l'ensemble de l'année 2019, le marché de l'immobilier tertiaire lyonnais avait atteint des sommets. Et même si la location, ainsi que la vente de bureaux, ont été durement frappés par la crise sanitaire et la redistribution des cartes amorcée par le télétravail, les mutations vécues ces derniers mois pourraient être moins dommageables qu'anticipé.
« Pour l'instant, le début de l'année 2021 s'inscrit dans la continuité de 2020, puisqu'on enregistre ainsi 45.675 m2 placés au cours du premier trimestre 2021 à l'échelle de la métropole lyonnaise », détaille Stéphane Jullien, directeur du département Bureaux du cabinet JLL, spécialisé dans le conseil en immobilier d'entreprise.
« Nous nous attendions déjà à ce que ce marché soit impacté par la crise mondiale, mais la bonne nouvelle est que dans ce contexte de troisième confinement, nous n'observons pas de chute massive du marché. À ce titre, le marché lyonnais a été plus résilient que certains de ses homologues comme Toulouse, très marqué par l'aéronautique ».
Bien que le cabinet JLL comptabilise sur ce volet 11 signatures (contre 14 en moyenne), « aucune ne dépasse 4. 000 m² ce trimestre, limitant de fait leur impact sur le volume global ».
« Nous manquons actuellement de grands donneurs d'ordres qui sont en train de redéfinir leur stratégie immobilière alors qu'en parallèle, on observe une augmentation de + 10 % du nombre de mouvements enregistrés sur le premier trimestre, sur un marché qui demeure animé par les petites et moyennes surfaces de moins de 500 m2 voire de 2.000 m2 », confirme Stéphane Jullien.