750 agents "en colère" contre la région Auvergne-Rhône-Alpes
Marie-Annick Depagneux
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L'intersyndicale (UNSA, FSU, CDFT, CGT) du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes avait appelé les agents à manifester entre 11 heures et 14 heures, ce jeudi devant le siège à Lyon Confluence.
Les forces de l'ordre en ont comptabilisé 700. "Agents en colère", pouvait on lire sur les banderoles. Une prise de parole sur podium improvisé des quatre responsables de l'intersyndicale, quelques revendications scandées sur fond de musique laissèrent place aux merguez et autres casse-croûte partagés. Sous le soleil d'avril l'ambiance était plutôt bon enfant.
Ils étaient nombreux venus des différents lycées (gérés par la Région) par les six cars affrétés. Bruno employé de maintenance dans un établissement de Vienne, en Isère témoigne :
Pour prouver qu'il n'est pas de ceux qui craignent le travail, le quinquagénaire fait référence aux 30 ans passés dans le secteur privé, comme ouvrier du bâtiment. Comme sa femme présente à ses côtés, elles étaient plusieurs contractuelles à réclamer leur titularisation sur la base de leurs compétences. C'est le cas de Jasmina, 56 ans, qui depuis 2011 dit enchaîner les contrats temporaires d'agents polyvalents dans les lycées. Malika El Maataoui, du syndicat FSU, fait état de 180 contractuels non renouvelés dans les lycées de Rhône-Alpes. "Les restrictions budgétaire se font sur le dos des agents", dénonce cette dernière.
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Le syndicat Sud, non adhérent à l'intersyndicale - "on ne veut pas de nous car notre organisation est récente à la Région", explique Rachid - s'est joint, in fine, au mouvement. Mais FO était absente.
Marie-Annick Depagneux