Quand l'Isère croit à la relance par l'investissement

Marie Lyan
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Avec un budget global de 1,5 milliard d'euros, le conseil départemental de l'Isère vient d'approuver son troisième budget de la mandature, qui s'inscrit dans la continuité des engagements annoncés lors des dernières élections de 2015.
"Comme l'an dernier, nous avons choisi de ne pas augmenter la fiscalité pour préserver le pouvoir d'achat des ménages. Malgré cela, nous avons décidé de poursuivre les investissements avec une enveloppe de 338 millions d'euros, soit le deuxième budget le plus important de la collectivité avec celui de 2016, car je crois à la relance de l'économie par l'investissement", précise le président du conseil départemental, Jean-Pierre Barbier.
Avec la taxe sur les transactions immobilières (DMTO) qui reste fixée à 3,8 % ainsi que la taxe sur le foncier bâti (15,9 %), l'Isère se place parmi les départements moins chers de France. "Cela nous permet d'assurer la promotion du département auprès des entreprises et fait qu'en 2017, les recettes ont été très dynamiques. Nous espérons qu'il en sera de même en 2018", vise le président.
Avec toujours, l'ambition de "rendre le département attractif", le Département mise encore cette année sur des projets de taille, à la fois dans le champ économique, avec le développement du très haut débit (33,5 millions d'euros), mais avec une augmentation du budget culturel, porté à 28 millions d'euros (contre 18 millions d'euros en 2016), qui doit permettre de réaliser de gros travaux au Musée Champollion, aux Archives départementales... "La précédente majorité avait régulièrement baisser le budget culture et j'ai souhaité l'augmenter car dans les moments difficiles ou l'argent public se fait rare, c'est malheureusement souvent le premier poste coupé". Le nouveau budget prévoit également de doubler les ressources accordées au secteur du tourisme (11 millions d'euros), avec la relance de projets comme le train de la Mure.
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Premier poste de son budget, le budget réservé à l'action sociale grimpe également de 11% à 662 millions d'euros en 2018, avec notamment, des augmentations pour les personnes âgées (+3,1%), le handicap (+0,4%), l'enfance et la famille (+8,3%) tandis que du côté du RSA, dont le département assume la gestion, une baisse de 3,4 % est annoncé en raison "d'une baisse du nombre de bénéficiaires".
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Marie Lyan