La métropole grenobloise soumet son budget 2016

Marie Lyan

Marie Lyan
Après un passage au statut métropolitain au 1er janvier 2016, le nouveau budget de la métropole grenobloise (49 communes ; 450 000 habitants) s'inscrit dans la continuité et la consolidation des actions engagées. "
Ce nouveau budget s'inscrit lui aussi dans un contexte économique contraint au niveau national :
Les trois grandes priorités de ce budget 2016 ? "Lutter contre les précarités et les inégalités territoriales, favoriser un développement harmonieux du territoire et mettre en œuvre la transition énergétique", d'après Christophe Ferrari.
Celui-ci s'apprête à soumettre un budget 2016 comprenant des dépenses de fonctionnement de 405 millions d'euros (contre 451 millions en 2015) et un budget d'investissement de 155 millions d'euros (contre 156 millions l'an dernier), qui place au centre des priorités l'habitat (20,1 %), l'économie et l'enseignement supérieur (18,64 %), les mobilités (15,5 % ainsi que 15,8 % pour le SMTC, qui gère les transports de l'agglomération).
Alors que 29 % des recettes du budget de fonctionnement de la Métropole provient de la fiscalité des entreprises, 39 % des dotations de l'état, et 18 % de la fiscalité des ménages, une augmentation de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) va être proposée.
Cette taxe passe ainsi de 7,08 % en 2015 à 8,3 % en 2016, contre 9,89 % pour la moyenne nationale, rappellent les élus.
Interrogé sur d'autres possibles hausses à venir, Christophe Ferrari a affirmé que cette augmentation de la TEOM avait été calibrée "pour anticiper l'avenir d'ici à la fin du mandat. La volonté a été d'augmenter cette taxe une seule fois".
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Dans cette proposition de budget, le niveau de la dette atteint quant à lui 585 millions d'euros, avec notamment cette année la récupération de la dette des compétences transférées des communes qui représente 147 millions d'euros du total.
Avec le transfert de compétences des communes à la Métropole, la masse salariale de Grenoble Alpes Métropole est passée de 900 à 1 500 personnes, avec des charges de personnel qui sont estimées au total à 62,6 millions d'euros en 2016.
Un défi d'autant plus grand, car les transferts suite à la loi NOTRe ne sont pas achevés : "Il reste encore à définir ce qui est du ressort de la métropole et du département", ajoute Christophe Ferrari, qui précise que des rencontres au sein d'une commission d'évaluation du transfert des charges doivent avoir lieu d'ici à octobre.
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Le président de la Métropole a également sollicité un entretien avec le nouveau président de la région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, pour évoquer la compétence économique, passée sous l'égide des régions et des métropoles. Christophe Ferrari a déjà affirmé sa position :
Marie Lyan