Municipales 2020 : Grenoble, un symbole d’EELV en ballottage
Marie Lyan
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Malgré une forte abstention, Eric Piolle est arrivé en tête au premier tour. Pour autant, le maire écologiste pourra-t-il s'appuyer sur son bilan pour convaincre définitivement ?
POMA - Lucas Frangella
La ville est passé au rang du symbole en 2014. Première grande municipalité française être dirigée par un maire écologiste, Grenoble et ses 158 000 habitants (hors métropole) se prépare à un second tour marqué par une quadrangulaire, dans lequel s’affronteront le maire sortant, Eric Piolle, ainsi que trois autres candidats, dont l’ex-maire divers droite Alain Carignon. Dans cette municipalité, où l’élu de la ville-centre a fait le choix de ne pas être aux commandes de la métropole, celui-ci devra une fois de plus convaincre, pour un bilan qui demeure pour l’heure contrasté.
Il est à nouveau arrivé en tête, malgré une très forte abstention. Le maire EELV Eric Piolle avait affiché un score de 46,67 % au lendemain du premier tour des municipales qui se sont tenues en mars dernier, loin devant son adversaire, le divers droite et ancien maire, Alain Carignon (19,80 %). Avec, juste derrière, la députée LREM Émilie Chalas (13,75 %) ainsi que le socialiste, Olivier Noblecourt (13,31 %). Après avoir proposé une coalition avec la France Insoumise en 2014, le candidat à sa propre réélection s'est allié cette année à plusieurs partis écologistes, Génération.s, le PCF ainsi que des organisations grenobloises. Pour autant, le maire écologiste de Grenoble dispose-t-il d'un boulevard pour sa réélection ?
Alors que près de 57,75 % des Grenoblois ont choisi de ne pas aller voter lors d'un premier tour marqué par la crise du Covid-19, Grenoble se prépare déjà à un nouveau mandat pour son maire sortant. Celui-ci semblerait en position de force face à ses trois autres concurrents, qui n'ont, dans l'entre-deux tour, conclu aucune alliance susceptible de le renverser.
Pour autant, le maire écologiste pourra-t-il s'appuyer sur son bilan pour convaincre ? Et peut-il plus largement se porter comme un modèle à l'échelle de l'Hexagone, en vue de "d'accompagner les transitions à venir", comme le propose son programme ?
Un épisode où il avait même eu l'occasion d'évoquer lui-même son propre bilan :
"La droite marseillaise panique, nous avons eu ce même phénomène à Grenoble avant notre première élection et, six ans après, nous avons connu un véritable plébiscite", rapportait, sur place, un journal local.
Pour autant, le second tour n'est pas encore bouclé.
Bien que certaines annonces, comme la désignation de Grenoble comme candidate au titre de Capitale verte européenne en 2022, laissent présager d'une belle reconnaissance du territoire grenoblois à une échelle plus large, le maire écologiste fait encore face à des enjeux de taille sur le terrain. A commencer par l'image de la ville, souvent associée à des problèmes d'attractivité en raison de sa pollution mais aussi de son insécurité.
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