Taxe foncière : la Ville de Lyon annonce une hausse de 9%, Grenoble pourrait dépasser les 15 à 25%
Zoé Favre d'Anne et Marie Lyan
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Paysage Lyon et son fleuve
DR/ML
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Paysage Lyon et son fleuve
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Pour faire face à la hausse de prix de l'énergie et à l'inflation, la Ville de Lyon a finalement fait le choix d'augmenter son taux d'imposition de la taxe foncière de 9%, revenant ainsi sur une promesse de campagne qui visait à ne pas augmenter les impôts locaux. Mais depuis, la crise sanitaire et la crise énergétique sont passées par là.
La Ville enregistrera en effet cette année une hausse de ses charges liées à l'énergie de 32 millions d'euros. Et malgré le plan de sobriété énergétique mise en place à l'automne dernier, le maire de Lyon, Grégory Doucet, évoquait déjà, fin 2022, la possibilité de faire appel à une augmentation des impôts locaux pour pallier à la hausse des dépenses. La décision reste néanmoins à être votée, lors du prochain conseil municipal du 19 janvier prochain.
La municipalité justifie cette décision par sa volonté de continuer la « transformation écologique et solidaire du territoire » et de maintenir l'intégralité de son service public. Elle rappelle également que cette mesure, qui vise à faire passer le taux de 29,26% à 31,89 % en 2023, « reste inférieur de 10 points au taux appliqué par la plupart des grandes villes de plus de 200.000 habitants » et devrait toucher, selon ses calculs, « uniquement un tiers des lyonnais ».
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Mais ce ne sera pas la seule hausse à s'appliquer, dans les faits, sur dans portefeuille des ménages lyonnais : car en parallèle, la nouvelle Loi de Finances 2023 votée par le gouvernement, prévoit déjà une hausse de 7% de la base cadastrale ( base de calcul), l'autre composante de la taxe foncière, en lien avec l'inflation.
Zoé Favre d'Anne et Marie Lyan