« Permettre une sortie de crise » selon les élus lyonnais. « L'atténuer » pour les organisations syndicales : la Métropole de Lyon et le département du Rhône, co-financeurs du SDMIS69, se sont accordés avec l'intersyndicale des sapeurs-pompiers du Rhône, ce 19 février, sur une enveloppe complémentaire de 1,875 million d'euros pour l'année 2025, sur un budget de fonctionnement de 176 millions d'euros l'année dernière, qui devait déjà être rehaussé de 0,5%.
En grève depuis le 1er octobre 2024, les sapeurs-pompiers portent plusieurs revendications : des recrutements, de meilleures conditions de travail, et des revalorisations, dans un département caractérisé par 140.000 interventions par an (+18% entre 2025 et 2023 selon la Chambre régionale des comptes) et des missions à l'échelle nationale (risques industriels, unité antiterrorisme, incendies d'ampleur à l'étranger), comme nous l'expliquions dans notre dernier article.
Cet accord, approuvé à 59% et qui devra encore être adopté par les deux Conseils, permettrait de débloquer dès le mois d'avril une vingtaine de recrutements - permettant de passer de 1.070 à 1.090 sapeurs-pompiers professionnels dans le Rhône - mais aussi une prime de 600 euros pour tous les agents. Il prévoit également des créations de poste dès le franchissement d'un plafond de 500.000 euros d'heures supplémentaires par an, sachant qu'un poste représente environ 50.000 euros par an. « En 2023, nous avons comptabilisé 900.000 euros d'heures supplémentaires », explique Brian Canale, secrétaire général CGT du SDMIS.