Vencorex : la Région « ouverte » à participer au projet de reprise coopératif selon Fabrice Pannekoucke
Marie Lyan
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La Tribune - Le tribunal de commerce de Lyon vient d'accorder six mois supplémentaires au redressement judiciaire de Vencorex, avec une clause de revoyure au 3 avril. Quel a été votre dialogue sur ce dossier avec le ministère de l'Industrie ?
FABRICE PANNEKOUCKE - Vencorex est un dossier que nous suivons depuis le début de manière plutôt discrète, car ce qui compte pour nous est le résultat sur ce sujet. Or, celui-ci se fait attendre un peu. Nous avons été en contact avec le cabinet du ministère de l'Industrie dès le démarrage de ce dossier, compte-tenu de son importance pour Pont-de-Claix, mais aussi pour l'ensemble de la plateforme et de la région. Lorsque l'on met tout bout à bout, ce dossier représente une incidence sur plusieurs milliers d'emplois. Or, comme on le sait, il y a eu une offre déposée par un industriel BorsodChem, qui ne reprendrait que 50 des 450 salariés. Nous ne pouvions pas s'en satisfaire.
Après l'esquisse d'une nationalisation, qui n'a pas obtenu le soutien du gouvernement Bayrou, les salariés ont désormais déposé un projet de SCIC pour lequel ils lancent un appel aux collectivités locales. La Région pourrait-elle y contribuer ?
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Il y a eu, à un moment donné, l'idée d'une nationalisation. Très sincèrement, ce n'est pas mon truc, même si l'idée pour moi était de ne fermer aucune porte. Finalement, nous avons compris que l'Etat n'y était pas favorable. Ensuite, ce projet de SCIC est né. Là aussi, ce n'est pas forcément dans ma nature, mais à partir du moment où cela peut sauver un outil industriel, je suis plutôt ouvert à l'idée.
Marie Lyan
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