Vencorex : la nationalisation, dernier combat avant la fermeture
Oriane Raffin et Marie Lyan
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Oriane Raffin / La Tribune
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C'est l'option de la dernière chance. Elus et parlementaires locaux, accompagnés des organisations syndicales de Vencorex ont accueilli dans les locaux de Grenoble Alpes Métropole, ce vendredi 20 décembre, la députée LFI Aurélie Trouvé, présidente de la commission des Affaires économiques à l'Assemblée nationale.
« Le temps s'accélère, les trois semaines à venir sont déterminantes », a appuyé cette dernière, interrogée par La Tribune. Au cœur des échanges : l'idée de nationaliser le chimiste Vencorex. Une situation d'urgence, alors que la mise à l'arrêt des premières installations du site industriel devrait débuter juste après les fêtes, signant l'arrêt de mort de l'usine : un éventuel redémarrage serait extrêmement coûteux.
Considéré comme « l'un des fleurons de l'industrie chimique du
Sud grenoblois depuis 1916, spécialisé dans la production de sel, de chlore, de soude, et de leurs dérivés, utilisés par des secteurs aussi stratégiques que la défense, l'aérospatiale ou le nucléaire », l'avenir du chimiste Vencorex continue à interroger et peser sur la scène locale et nationale.
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Après l'annonce d'une grève et de possibles suppressions d'emplois en cascades chez son partenaire Arkema, la tension se resserre cette semaine autour de ce dossier, toujours soumis à une procédure de redressement judiciaire et à une grève illimitée de ses salariés depuis le 23 octobre dernier. À ce stade, seul le groupe hongrois BorsodChem, soutenu par son actionnaire le groupe chimique chinois Wanhua, a émis une offre de reprise très partielle (bonifiée depuis quelques jours à 50 emplois sur 550 et à 10 millions d'euros d'investissements).
Oriane Raffin et Marie Lyan
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