Vencorex : des députés défendent la nationalisation
Oriane Raffin
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Photo d'illustration
Wikimedia Commons/Jvillafruela
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Ils essaient de nationaliser l'entreprise par tous les moyens possibles. Depuis plusieurs semaines déjà, les élus isérois tentent de sauver le site industriel de Vencorex France, situé sur la plateforme chimique de Pont-de-Claix (Isère). Après plusieurs entrevues avec les équipes du ministre de l'Industrie Marc Ferracci, puis avec François Bayrou, ce lundi 10 février, c'était au tour de la députée EELV Cyrielle Chatelain de déposer une proposition de loi visant à la nationalisation du site. Le chimiste, dont le principal actionnaire est le Thaïlandais PTT GC, a été placé en redressement judiciaire en septembre dernier.
« Le temps est compté, avertit Cyrielle Chatelain, contactée par La Tribune. L'enjeu c'est de maintenir l'activité sur le site, le temps d'avoir un repreneur. On sait que des industriels pourraient être intéressants, mais il faut davantage de délai pour pouvoir faire émerger une solution. D'où le besoin de nationalisation temporaire. »
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Si la date d'examen de la proposition de loi n'a pas encore été fixée - elle doit d'abord être présentée en commission avant de pouvoir passer en niche parlementaire - la députée assure avoir déjà trouvé « un large soutien au sein de l'Assemblée nationale », évoquant 99 signataires issus « de divers groupes parlementaires » - essentiellement de gauche. Elle cite ainsi la députée iséroise Marie-Noëlle Battistel (PS), la présidente de la commission des affaires économiques Aurélie Trouvé (LFI) ou encore la députée de la Drôme Marie Pochon (EELV). « Il faudrait que nous décrochions 10 signatures du côté de la majorité pour que le texte soit transpartisan », précise Cyrielle Chatelain. Des échanges sont en cours.
Oriane Raffin