Chimie : le monde politique s'accorde sur la nécessité de préparer « l'après-Vencorex »
Oriane Raffin, avec Marie Lyan
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Dans la dernière ligne droite avant la nouvelle audience au tribunal de commerce, un changement de ton se profile sur ce dossier tentaculaire, qui pourrait entraîner avec lui près de 6.000 emplois indirects.
Wikimedia Commons/Jvillafruela
Alors que le Premier ministre a rejeté l'option de la nationalisation, de nombreuses inconnues demeurent sur l'avenir de la plateforme chimique, ses clients et ses partenaires. L’audience du 6 mars pourrait n'être qu’une étape intermédiaire.
Que va-t-il advenir de l'entreprise iséroise Vencorex, implantée sur la plateforme chimique de Pont-de-Claix ? Malgré la mobilisation des élus locaux, le Premier ministre François Bayrou a fait savoir, en début de semaine, son refus de nationaliser le site chimique spécialisé dans les tolonates, s'appuyant notamment sur une expertise démontrant que « l'activité de Vencorex n'est pas viable, selon tous les scénarios étudiés ».
Jeudi, plusieurs élus du territoire, dont le président de la Métropole de Grenoble, Christophe Ferrari, ont pu échanger à nouveau avec la direction du cabinet du Premier ministre. Véhément après la réponse de François Bayrou, l'élu socialiste, par ailleurs maire de Pont-de-Claix, a changé de ton, saluant « l'esprit d'écoute, de dialogue franc et respectueux» de ses équipes.
Vers un desserrement un calendrier ?
Car alors que le tribunal de commerce de Lyon doit se prononcer le 6 mars sur l'avenir de l'entreprise, et notamment sur l'offre de reprise partielle de son concurrent, le hongrois BorsodChem (Wunhua), un « probable desserrement du calendrier » pourrait se dessiner. Plusieurs semaines qui permettraient aux entreprises de préparer « l'après-Vencorex », glisse l'élu local.
Dans son courrier, François Bayrou a par exemple évoqué « la recherche de repreneur pour Chloralp », filiale de Vencorex gérant l'extraction du sel à Hauterives, dans la Drôme, mais aussi la reconversion de la plateforme ou encore les problématiques environnementales. Selon Christophe Ferrari, le directeur de cabinet de François Bayrou aurait ouvert la porte à la « perspective de nouveaux temps de travail en lien avec le territoire, concernant plus particulièrement Arkema ». Il dénonce en effet la fermeture partielle du site, «inexplicable, si ce n'est intolérable, eu égard aux résultats financiers de l'entreprise dont l'État est actionnaire ».
Car au-delà même de l'entreprise et de ses 460 emplois, la chute de Vencorex laisse toujours craindre des conséquences sur un tissu industriel qui dépasse les frontières du groupe : au total, près de 6 000 emplois pourraient être impactés directement, que ce soit chez les sous-traitants, les entreprises partenaires ou celles situées en aval dans la chaîne de production.
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