« Nous avons un sentiment d'abandon », déplore Raphaël Guerrero, maire de Jarrie, en Isère, qui abrite une usine du groupe Arkema, dont la restructuration a été annoncée en début de semaine, avec la perte de 154 emplois à la clé. L'élu tenait ce jeudi une conférence de presse au côté de Christophe Ferrari, président de la Métropole de Grenoble et maire de Pont-de-Claix. L'occasion, pour les deux édiles, de faire le point sur la situation des plateformes chimiques de leurs communes, menacées par des fermetures à la suite du placement en redressement judiciaire du chimiste Vencorex.
La veille, des salariés d'Arkema venus de toute la France, mais aussi d'Auchan et de Michelin se sont rassemblés devant le ministère de l'Économie et des Finances, à Paris, à l'appel de la CGT. Un mot d'ordre : interpeller le gouvernement sur la « casse industrielle » et la « casse sociale », à la suite de l'annonce de plusieurs plans de licenciement dans ces entreprises.
Plusieurs élus locaux - notamment Guillaume Gontard, Sénateur de l'Isère (Les Ecologistes - EELV), des députées Marie-Noëlle Battistel (PS), Cyrielle Chatelain, (Les Ecologistes - EELV), Camille Galliard-Minier (Renaissance) et Christophe Ferrari - ont ensuite été reçus par le cabinet de Bercy. Une « réunion de la dernière chance », selon Christophe Ferrari, tandis que le Tribunal de Commerce de Lyon doit se prononcer dans 40 jours sur les suites du placement en redressement judiciaire de Vencorex.