(publié le 06/03/2025 à 18:45, mis à jour le 07/03/2025 à 09:28)
C'est la tentative de la dernière chance. 22 salariés de Vencorex, appuyés par la FNIC-CGT (Fédération nationale des industries chimiques), ont déposé mercredi une offre de reprise en SCIC (Société coopérative d'intérêt collectif) auprès du tribunal de commerce de Lyon. Objectif : sauver le site de la plateforme chimique située à Pont-de-Claix, en Isère, ainsi que 460 emplois directs et 5.000 à 6.000 indirects, menacés par une liquidation judiciaire de l'industriel.
Ce jeudi, le tribunal de commerce de Lyon a octroyé une prolongation de 6 mois de la période d'observation, avec une audience intermédiaire prévue le 3 avril. « A partir de fin avril, il n'y aura plus de fonds, donc cela n'ira pas plus loin, avertit cependant Carole Fruit, secrétaire générale de la CFDT Chimie Energie Dauphiné Vivarais. Et vis-à-vis des salariés, qui sont dans l'incertitude depuis septembre, c'est très angoissant ».
Le dossier de Vencorex fait la Une de l'actualité depuis septembre dernier, et le placement en redressement judiciaire de l'industriel, détenu par le groupe thaïlandais PTT GC. Une seule offre de reprise de l'activité - très partielle - n'avait été présentée jusqu'alors, portée par le Hongrois BorsodChem, concernant uniquement l'atelier de production de tolonates, soit 54 emplois. Une offre « encore en attente d'être améliorée et d'être concrétisée », selon les propos du tribunal, rapportés par l'élue CGT, Séverine Dejoux.