Les 100 jours de Grégory Doucet à la Ville de Lyon [1/2]
Marie Lyan et Denis Lafay
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Renaud Alouche
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Renaud Alouche
LA TRIBUNE AUVERGNE-RHÔNE-ALPES - Nous sommes aux 100 premiers jours de votre mandature. Quel premier bilan tirez-vous, après une prise de fonctions réalisée tout juste entre les deux vagues de Covid-19 ?
GREGORY DOUCET - « Le plus significatif est d'avoir été très rapidement opérationnel. Le 4 juillet, jour du premier conseil municipal, nous nous situions alors entre les deux vagues. A ce moment-là, la crise sanitaire n'était pas le sujet le plus central au quotidien, même si j'ai aussitôt demandé à mon adjointe à la Santé et à la Prévention de monter une cellule de veille. C'est ce n'est donc pas sur la dimension sanitaire que nous avons été le plus tôt mobilisés et interpellés, mais plutôt déjà, sur les répercussions économiques. Fin juillet, nous avons ainsi voté le Fonds d'urgence pour le secteur de la Culture. L'idée était d'être très vite opérationnel. J'avais notamment mis à profit la période de confinement pour travailler sur la constitution de mon exécutif ».
Vous avez justement fait entrer une majorité de nouveaux élus au sein du conseil municipal. Une manière, parmi d'autres, de vous démarquer très rapidement de votre prédécesseur ?
« Notre souhait était de bâtir au final une équipe de jeunes élus, qui avaient une expérience dans leurs domaines de compétences respectifs, mais pas en tant qu'élus. Nous avons mis en place un exécutif avec un découpage des délégations sensiblement différent de la précédente mandature, et dans lequel les frictions quant aux périmètres de délégation se révèlent pour autant quasiment nulles.
Quand je nomme par exemple, pour la première fois dans l'histoire de la ville, une femme comme première adjointe aux Finances, Audrey Henocque, qui de plus est en fauteuil, c'est un message fort, et qui n'est pas isolé : les plus importantes délégations en termes budgétaires sont animées par des femmes.
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L'intitulé de certaines délégations est un autre signe fort, je fais notamment référence à celle de la Démocratie locale, redevabilité, évaluation, prospective et qui est aussi relations avec l'université. Redevabilité : un terme peu usité, mais qui à mes yeux est très porteur de sens. »
Marie Lyan et Denis Lafay