C'est une petite phrase qui met en garde, et invite à la prudence. Lors d'une interview à Sud Radio, le Secrétaire d'État chargé du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a finalement répondu à demi-mots à une question qui commençait à se poser plus sérieusement au sein du tissu de la montagne. Le pass sanitaire sera-t-il nécessaire cet hiver ?
« Je ne peux être plus clair : on skiera en France cet hiver », affirmait lui-même Jean-Baptiste Lemoyne, quelques heures avant de se rendre à l'époque à Chambéry. Il avait ensuite évoqué une possibilité : "si la situation sanitaire le permet, le pass sanitaire ne sera pas nécessaire". Le projet de loi de vigilance sanitaire, devait donner le ton de la saison.
Interrogé ce mardi sur la question du pass sanitaire lors d'une interview sur Sud Radio, Jean-Baptiste Lemoyne a désormais répondu :
Pour justifier ce choix, le Secrétaire d'Etat a évoqué la prudence sanitaire mais aussi l'impératif économique, en citant la situation sanitaire chez nos voisins britanniques, un marché "très important pour le ski français", et où l"on voit que "le taux d'incidence et le nombre de cas est très élevé, entre 40.000 et 50.000 cas par jour" alors qu'en France, "on voit (également) une légère hausse du taux d'incidence". De quoi affirmer qu'il ne faudrait pas écarter l'outil du pass sanitaire, "c'est ce qui permet de rester ouvert quoi qu'il arrive".
Une décision qui arrive à point nommé, à l'heure où de premières stations viennent de donner le coup d'envoi de leur saison hivernale le week-end dernier, à l'image de la savoyarde Tignes, au sein du massif de la Tarentaise.