Convention TER : Auvergne-Rhône-Alpes et la SNCF enfin d'accord
Marie-Annick Depagneux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Marie-Annick Depagneux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
La nouvelle convention TER en région Auvergne-Rhône-Alpes sera signée en principe le 15 décembre prochain. Guillaume Pepy, PDG de la SNCF s'est spécialement déplacé à Lyon pour présenter aux côtés de Laurent Wauquiez, président (LR) de la région, les grandes lignes de leur accord conventionnel ce lundi matin.
Le patron de la 2ème région de France ne s'est pas privé, une nouvelle fois, de fustiger un héritage catastrophique qu'il a comparé, à deux reprises, à un monde des Shadoks, ces créatures miniatures bêtes et méchantes.
La convention qui prendra effet rétroactivement au 1er janvier 2017, pour une durée de six ans, se veut un peu le poisson-pilote du plan national Cap TER 2020 dévoilé le 15 septembre 2016 par Frank Lacroix, directeur général de l'activité TER. Ce programme répond à la double ambition de baisser les coûts des autorités organisatrices des TER et de renouer avec une croissance du trafic en ciblant une augmentation de 5 à 10 % des clients sous quatre ans, après le fléchissement enregistré depuis 2012.
Et pour ce faire, l'utilisation du digital sera un levier important. Avec 1 500 trains, 600 cars et 175 000 voyageurs transportés par jour, Auvergne-Rhône-Alpes se positionne comme le premier réseau TER de France.
À lire également
La prochaine convention régionale stipule la baisse de 40 % du nombre de TER en retard pour atteindre 90 % des trains à l'heure en 2020, contre 87,1 % en 2016. Elle vise une division par deux du nombre de trains annulés à la dernière minute (pour cause interne comme la pénurie de conducteurs) soit 1 700 en 2020 versus 3 400 en 2016. Il est encore précisé que pour la première fois la SNCF sera soumise à un risque sur ses recettes. Il se traduira par des pénalités systématiques pour les retards (150 euros par train) et une pénalité multipliée par cinq pour les annulations dès la première suppression y compris en cas de grève.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Marie-Annick Depagneux
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes