Recrutement et carburant : les deux craintes de la filière transport de voyageurs en région pour la rentrée
Zoé Favre d'Anne
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Chamonix bus
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"La rentrée de septembre sera plus compliquée parce qu'on manque de conducteurs", annonce Michel Seyt, co-président de la FNTV Auvergne-Rhône-Alpes (Fédération nationale des transports de voyageurs). En tout, la région compte environ 10.000 conducteurs dans les transports de voyageurs (scolaire, interurbain et tourisme).
Au niveau national, Jean-Sébastien Barrault, président de la FNTV, estime qu'il manque 8.000 conducteurs. D'autant plus qu'avec la crise sanitaire, il y a eu une perte d'environ 4% des conducteurs dans le secteur des transports de voyageurs. La FNTV régionale annonce d'ores et déjà un "service dégradé" pour la rentrée.
"Il faut susciter une envie du métier", selon Pascal Favre, co-président régional de la FNTV. La branche transport de voyageurs travaillerait ainsi sur les salaires, les emplois du temps, la formation, la communication et les conditions de travail. "Il faut plusieurs années pour résoudre ce problème structurel", admet le co-président de la FNTV régionale."La profession a conscience que ça ne va plus. La société attend que le modèle social évolue", abonde Michel Seyt.
Pour la filière transport, les rémunérations des grilles conventionnelles ont déjà augmenté de 5% en début d'année dans le cadre des négociations annuelles obligatoires et de 7,5% pour les conducteurs scolaires. Elles seront renégociées en septembre avec les partenaires sociaux.
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Outre les salaires, il y a aussi la problématique du temps partiel, des conducteurs scolaires qui ne sont amenés à travailler que le matin et en fin d'après-midi, par exemple. Une piste de réflexion pour tenter d'améliorer ce point serait "d'essayer de s'associer avec d'autres entreprises (du BTP, de la propreté, etc) pour faire des temps complets", avance Pascal Favre.
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