"Après ces deux années bien particulières, contraintes et empêchées par la Covid, le choix de se mettre au vert à Super Besse nous a permis de nous retrouver, de lier temps de débats et temps fraternels. C'est important pour le moral, et structurant pour la poursuite de notre engagement", remarquait en préambule Agnès Naton, secrétaire générale du Comité régional CGT AURA.
Avec presque 150 délégués venus des 12 départements de la région, la Conférence régionale de la CGT aura permis, aux unions départementales, de construire la feuille de route des trois années à venir : intervention syndicale, réindustrialisation, accès aux services publics sur tout le territoire, droit à la santé pour tous, égalité entre les femmes et les hommes...
"Alors que nous vivions une période bouleversée, crise sanitaire, géopolitique, climatique, la prise de parole par les travailleuses et travailleurs d'Auvergne Rhône-Alpes est essentielle pour aller vers un monde d'après plus solidaire et de justice sociale. Notre feuille de route a pour objectif de définir nos actions pour les années à venir, nos priorités revendicatives, d'actions et de qualité de vie syndicale", estimait la confédération.
La CGT a fait le constat que l'échelon régional est devenu, en l'espace de quelques années, un lieu structurant à la croisée des politiques gouvernementales, régionales, européennes mais aussi des multinationales.
Depuis l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence du conseil régional, les organisations syndicales de salariés de la région Auvergne Rhône-Alpes regrettent de ne pas être suffisamment associés au dialogue social et à l'élaboration des schémas régionaux ou à la mise en oeuvre de politiques publiques.