Ils sont toujours mobilisés, et ont désormais un nouveau cheval de bataille à faire valoir, après l'été caniculaire qu'a connu la France. Après une première mobilisation la semaine précédente, les opposants au Lyon-Turin se sont à nouveau réunis dimanche 4 septembre dernier.
Habitants, élus écologistes mais également collectifs associatifs comme Vivre et Agir en Maurienne ou encore l'unité syndicale solidaires Savoie et Sud Rail Alpes se sont donnés rendez-vous dans la petite commune de Villarodin-Bourget (Maurienne).
Tous dénoncent à nouveau le coût XXL de ce projet, un vieux serpent de mer qui avait accumulé les retards, ainsi que son impact écologique. Il se chiffrerait, selon un rapport de la Cour des Comptes établi en 2012, à 26 milliards d'euros, un montant cependant contesté par des acteurs du dossier comme la Transalpine, qui avancent "un total de 16,5 milliards d'euros maximum", pour une livraison désormais prévue à compter de 2032. Avec aujourd'hui, un focus tout particulier mis par l'opposition sur la ressource en eau, puisque Villarodin-Bourget est l'une des communes qui connaît, depuis le démarrage du projet, un tarissement de sa source en eau potable.
Depuis 2003, soit un an après le démarrage des travaux (alors que les réflexions avaient commencé en 1991), la commune de Villarodin-Bourget a connu un assèchement de la fontaine du village, qui a nécessité de faire un nouveau captage, plus haut dans la montagne, afin de continuer à approvisionner la commune en eau. Depuis, la question a pris une toute autre ampleur avec l'été caniculaire que la France vient de connaître.