Comment l'industrie automobile tente-t-elle, peu à peu, de se défaire du plastique, donc du pétrole ? Si certaines réponses ne sont encore qu'émergentes, quand d'autres apparaissent déjà sur le marché, qui se transforme, la plupart des constructeurs et des équipementiers affirment chercher des modèles plus vertueux - en tout cas moins polluants.
C'est la volonté affichée par la société Materi'Act, créée il y a un an. Cette filiale du groupe Forvia (ex-Faurecia, 7e équipementier automobile mondial), qui vient d'inaugurer son pôle R&D et nouveau siège social sur le campus de La Doua à Villeurbanne (Rhône), pour un investissement de 25 millions d'euros, investigue à ce titre la question des matériaux biosourcés, à savoir des matières organiques, naturelles, issues des déchets de certaines filières, mais aussi des plastiques recyclés, afin de réduire l'empreinte carbone du secteur. Il représente en effet (propulsion majoritaire) la moitié des 30 % d'émissions de gaz à effet de serre attribuables aux transports en France.