Autopartage : à Lyon, la Métropole reprend la main sur les véhicules en station
Emma Rodot
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Les petites voitures Citiz bleues et blanches suivront-elles la voie des vélov ? Les élus écologistes de la Métropole de Lyon comptent bien faire adopter ces véhicules partagés aux habitants à travers un nouveau format de « service public » des voitures en autopartage, jusqu'ici opérées par plusieurs opérateurs privés, avec l'appui de la Métropole. La collectivité vient en effet de voter son schéma directeur 2024-2030, prévoyant un déploiement global de 1.000 véhicules d'ici deux ans - contre 400 aujourd'hui - puis 3.600 au total d'ici à la fin de l'année 2030. Le tout, à travers un maillage étendu à « une station de trois véhicules tous les 330 mètres », indique la Métropole.
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L'objectif est ici de reprendre la main sur la gestion globale du service : « Est apparue une nécessité de structurer et préciser notre stratégie de déploiement territorial et nos modalités de gestion », rapporte Fabien Bagnon, vice-président aux intermodalités. Les deux services d'autopartage opérés depuis 2020 par la société d'économie mixte Lyon Parc Auto - LPA (qui exploite par ailleurs les parking de la Métropole), connaissent en effet depuis plusieurs années un gros défaut de rentabilité : les véhicules Citiz (158 stations) affichaient une perte de résultat net de 2,1 millions d'euros sur la période 2018-2022, malgré leur quelque 10.000 utilisateurs et une croissance de 56 % des réservations en un an. Du côté de Yea !, le service en « free-floating » (sans station d'ancrage) de LPA, abandonné en juin dernier, la perte était de 2,3 millions d'euros.
Emma Rodot
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