Christophe Sapet a décroché, début janvier, le contrat qu'il attendait. Alors que l'ancien pdg de Navya, depuis à la tête de la startup de l'autopartage Wesk, affirmait être entré en discussions avec plusieurs villes pour déployer son concept de véhicules électriques sans bornes de recharges Shaary, c'est finalement la cité phocéenne qui lui aura ouvert en premier lieu les portes.
"Il existe une forte appétence de la métropole Aix-Marseille-Provence, cela a favorisé la mise à exécution du plan", affirmait le fondateur de Wesk, Christophe Sapet. Une appétence, mais aussi des compétences puisque le lyonnais a pris contact avec l'ancienne SCIC Totem, qui avait tenté de lancer une première flotte de véhicules en free-floating, juste avant le premier confinement. Alors que celle-ci a déposé le bilan, Wesk s'est rapproché de son ancienne équipe et a notamment embauché l'ex-président de Totem pour lui fournir des services de conseil.
Résultat ? Depuis ce lundi, 50 "micro-véhicules" de la société Wesk ont été déployés à travers la ville de Marseille, selon un système qui se veut disruptif, jusqu'à sa commercialisation : car le lyonnais n'est pas parti, pour son lancement, sur le traditionnel modèle de l'abonnement, mais plutôt un paiement à la minute, au moyen d'une application smartphone. Même s'il demeure "ouvert aux attentes que pourraient avoir le marché", comme le précise son directeur général, Henri Coron.
Avec un tarif calculé sur la base de 1,50 euro par session de location et de 32 centimes d'euros par minute, ce service, qui sera proposé aux utilisateurs âgés de 21 ans et deux ans de permis, vise en premier lieu un public allant de 22 à 40 ans.
Et au lieu de devoir installer des "stations" et des systèmes de recharges, les véhicules choisi par Wesk (le modèle Biro, conçu par l'italien Estrima) seront proposés en mode "free-floating", c'est-à-dire "sans station", munis de batteries "interchangeables".