Petites lignes, RER, routes... Les quatre enjeux du prochain CPER Mobilités en Auvergne-Rhône-Alpes
Emma Rodot
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L'Etat et la Région Auvergne-Rhône-Alpes se sont accordés sur une enveloppe globale d'investissements de 1,38 milliard d'euros pour le prochain CPER Mobilités (2024-2027). Il vise notamment à moderniser certaines lignes ferroviaires. Ici, en gare de...
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DECRYPTAGE. Après plusieurs mois de négociations, l'Etat et la Région Auvergne-Rhône-Alpes se sont accordés, jeudi dernier, sur un protocole menant vers le vote en juin prochain du futur Contrat de plan Etat-Région (CPER) Mobilités. Cette enveloppe d'investissements dans les infrastructures de transports, d'un montant global de 1,38 milliard d'euros sur trois ans, s'adresse aussi bien à la modernisation des lignes ferroviaires existantes et des routes qu'aux projets de « RER Métropolitains ». Le tout, dans une région où le maintien des petites lignes et le désengorgement des agglomérations...
Cette enveloppe était particulièrement attendue, la dernière étant arrivée au bout de ses capacités : le prochain Contrat plan Etat-Région (CPER) Mobilités Auvergne-Rhône-Alpes, qui pourrait s'étendre de 2024 à 2027, est sur la voie d'un accord entre la Région et l'Etat.
C'est en tout cas le sens du déplacement, jeudi dernier à Brignais (Rhône), du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, en présence de Laurent Wauquiez, président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ensemble, ils ont en effet marqué la première étape d'un « protocole d'accord » sur le prochain CPER Mobilités, visant à financer des infrastructures de transports allant des routes au ferroviaire.
Doté d'un budget de 1,38 milliard d'euros, ce programme d'investissements doit en effet abonder de multiples projets d'infrastructures dans la Région. Des projets aux niveaux de maturité et aux modèles économiques hétérogènes et souvent complexes, car imbriqués dans plusieurs échelles de financement.
Surtout, ils concernent plusieurs types de mobilités, à commencer par le financement du ferroviaire pour plus de la moitié de l'enveloppe, puis de certains grands axes routiers, qui possèdent quant à eux plus d'un tiers du gâteau budgétaire.
Un transfert de certaines routes nationales vers la Région
En effet, l'Etat et la Région s'accordent à diriger 36 % du budget vers les réseaux routiers, soit 494 millions d'euros sur trois ans. Cela, afin notamment de moderniser certains grands axes dans un contexte qui plus est particulier : la Région se verra en effet confier pendant huit ans, à compter du 1er janvier 2025, la gestion d'une partie des routes nationales du territoire, soit près de 756 kilomètres.
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