Gabriel Attal semble aller un peu vite. En amont d'un déplacement de soutien au projet de ligne Lyon-Turin, mardi 14 mai, le Premier ministre a en effet annoncé, dans une interview accordée au Dauphiné Libéré et au Progrès, que le RER métropolitain en projet au sein de l'agglomération grenobloise « serait mis en circulation dès 2025 », avec une première branche comprise entre Grenoble et Brignoud, dans le Grésivaudan, offrant un train tous les quarts d'heure.
Il en a profité pour rappeler que « d'ici 2027, l'État investira 690 millions d'euros pour les transports, avec les contributions de la Région et des autres collectivités, cela fait plusieurs milliards. Près de 300 millions pour les lignes ferroviaires existantes, y compris les plus petites, et les RER métropolitains. À Grenoble aujourd'hui, 85 % des voyages entre l'agglomération et le cœur urbain sont effectués en voiture ».
Une annonce qui a surpris au niveau local, tant le calendrier évoqué par Gabriel Attal ne semble pas coller aux réalités de terrain. « Je crains que la communication ait remplacé l'action. Les travaux commencent bien cette année, mais de là à parler de 2025, c'est s'enflammer bien vite, voire vouloir récupérer le travail fait par les collectivités », estime Henri Baile, président de la communauté de communes du Grésivaudan, dont fait partie la commune de Brignoud, contacté par La Tribune.