DECRYPTAGE. L'Etat et la Région Auvergne-Rhône-Alpes se sont accordés hier sur un protocole amenant vers le vote du prochain CPER Mobilités, d'un montant global de 1,38 milliard d'euros. Cette enveloppe d'investissements, dirigée vers la route et le ferroviaire, entend (entre autres) alimenter les premières études de projets de « Services express régionaux métropolitains » (SERM). Une question très attendue, à l'heure où six projets (Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, Chambéry et Genève/Annemasse) se dessinent en Auvergne Rhône-Alpes.Il était attendu au tournant depuis au moins trois ans, et la perspective de son instauration s'éloignait chaque mois davantage : le prochain Contrat plan Etat-Région (CPER) Mobilités en Auvergne-Rhône-Alpes (2024 - 2027), dont le protocole d'accord a été signé ce jeudi 16 mai entre le gouvernement et la Région, entrouvre enfin la porte à de possibles rampes de lancement pour plusieurs projets d'infrastructures de transports, à la fois ferroviaires et routiers.
Déjà retardé de deux ans entre 2021 et 2023, l'actuel contrat, conclu en 2015, avait à nouveau été prolongé en raison de désaccords entre la Région présidée par Laurent Wauquiez (LR) et l'Etat.
Modernisation des lignes, investissements dans les Services express régionaux métropolitains (SERM), désengorgement de l'étoile ferroviaire lyonnaise : de nombreux dossiers, pour certains déjà sur la table il y a neuf ans, sont à nouveau à l'ordre du jour de ce prochain CPER, à la durée cette fois restreinte.
Celui-ci ne s'étendra en effet que sur trois ans, de fin 2024, voire début 2025, à 2027. Pour autant, les investissements lancés dans cette période « se poursuivront au-delà, comme pour les autres CPER », précise la Région.
La moitié des investissements vers le ferroviaire
Ajusté aujourd'hui à 1,38 milliard d'euros (le précédent contrat « mobilités », prévu de 2015 à 2020, s'élevait à 696 millions d'euros selon l'Etat (sur les 1,13 milliard d'euros du CPER global, indique la Région), auquel s'est ajouté un plan de relance 2021-2022 à 660 millions d'euros, ce programme vise à investir dans les infrastructures afin de réduire les inégalités de services, augmenter la fréquence des lignes ferroviaires ou encore accompagner la décarbonation des modes de transports.