Le feu vert était attendu : l'État a confirmé, la semaine dernière, retenir le scénario dit « grand gabarit » pour les voies d'accès françaises au tunnel transfrontalier Lyon-Turin, dont la construction a quant à elle débuté il y a deux ans en Savoie. Si cet ouvrage XXL est annoncé pour 2033, les rails d'accès depuis Lyon n'ont, elles, pas encore franchi l'étape des études. Celles-ci, d'un coût de 164 millions d'euros, vont débuter en 2025, pour une durée de trois ans.
Ces plans doivent définir précisément le tracé des 120 kilomètres de voies, des viaducs et des six tunnels d'une longueur allant de 2,5 à 25 kilomètres dessinés entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne. Pour un coût final estimé, lui, à 8 milliards d'euros, à ajouter aux 11,1 milliards d'euros du tunnel transfrontalier et aux 2 milliards d'euros des voies d'accès italiennes. Dans son dernier chiffrage datant de 2012, la globalité du chantier avait quant à elle été estimée à plus de 26 milliards d'euros par la Cour des comptes.
L'objectif, à l'horizon 2040, reste toujours de faire basculer un million de camions de la route vers le rail, via cette nouvelle ligne notamment dédiée au fret, d'une capacité projetée de 28 millions de tonnes de marchandises par an. Une donnée réfutée par l'opposition, qui évoque quant à elle une « surévaluation des prévisions d'augmentation des échanges » avec l'Italie et promeut l'utilisation de la ligne existante, limitée à 54 trains par jour.