Cette assemblée générale marquait un point d'étape important en cette année 2024. Elle était également empreinte d'un climat d'incertitude, l'entre-deux-tours des élections législatives planant au-dessus des décideurs du Lyon-Turin.
Le Comité pour la Transalpine réunissait en effet ses adhérents ce mardi 2 juillet à Lyon, à quelques jours du second tour des élections et d'un potentiel changement de gouvernement français. Et à deux semaines du premier retour de la Commission européenne quant au financement des études sur les voies d'accès françaises au tunnel, dans le cadre du Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE).
Un sujet notamment abordé par Mathieu Chabanel, président-directeur général de SNCF Réseau, venu présenter les contours des dites « études d'avant projet détaillé » (APD) d'une durée de trois ans (2025-2028), portant sur le projet des 120 kilomètres de voies ferrées entre Lyon et l'entrée du futur tunnel international, à Saint-Jean-de-Maurienne.
Elle visent, à terme (et avec la modernisation de la ligne actuelle entre Chambéry et Modane), à passer selon SNCF Réseau d'une capacité de 3 à 28,5 millions de tonnes de marchandises transportées par le rail chaque année entre la France et l'Italie. Mais leur mise en œuvre, nécessitant des travaux extrêmement coûteux, complexes et encore clivants, n'est aujourd'hui projetée qu'à l'horizon 2045. Soit plus de douze ans après l'ouverture du tunnel international franco-italien, aujourd'hui annoncée en 2032.