Italie : la plus vieille banque du monde joue son avenir

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Si les fonds prêtés par l'Etat (sous forme d'obligations) n'étaient pas restitués à temps, la banque toscane, créée en 1472 et devenue l'une des plus riches d'Europe, pourrait perdre son indépendance et être nationalisée.
Si les fonds prêtés par l'Etat (sous forme d'obligations) n'étaient pas restitués à temps, la banque toscane, créée en 1472 et devenue l'une des plus riches d'Europe, pourrait perdre son indépendance et être nationalisée. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'assemblée générale de Monte Paschi doit se prononcer ce samedi sur la date de l'augmentation de capital de 3 milliards d'euros. Mais la direction et la fondation MPS - principale actionnaire de la banque - n'arrivent pas à tomber d'accord. Une divergence qui tombe mal car Monte Paschi a besoin de fonds pour rembourser une partie des crédits que lui a alloué l'Etat Italien, sous peine d'être nationalisée.

Les tergiversations se poursuivent du côté de Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS). L'assemblée générale des actionnaires de la banque italienne en difficulté a été repoussée ce vendredi, a annoncé son président Alessandro Profumo.

Moins de 50,1% du capital étaient représentés à l'ouverture des travaux, ce qui a entraîné le report à samedi de cette réunion convoquée pour approuver une grosse opération d'augmentation de capital de 3 milliards d'euros. Samedi, le quorum nécessaire sera de seulement un tiers du capital.

Désaccord sur la date de recapitalisation

La réunion des actionnaires promet d'être très tendue en raison d'un désaccord sur la date de recapitalisation entre la Fondation MPS, principale actionnaire avec 33,5% et la direction de la banque.

La direction s'est engagée à ce qu'elle ait lieu en janvier, alors que la fondation demande davantage de temps jusqu'à mai/juin 2014.

La fondation MPS craint de voir "détruire" son "patrimoine"

Très endettée, la Fondation, une entité à but non lucratif, cherche à vendre une partie de ses titres, ce qu'elle n'aurait pas le temps de faire d'ici à janvier. La présidente de la Fondation, Antonella Mansi, a ainsi fait valoir qu'une augmentation de capital menée en janvier aurait pour conséquence de "détruire le patrimoine de la fondation, ce que nous ne pouvons pas permettre".

Selon le président de Monte Paschi, un report de la recapitalisation représente un "grave risque"

Avant l'assemblée générale des actionnaires, le président de BMPS Alessandro Profumo a envoyé une lettre à la Fondation pour l'avertir des "graves risques encourus" si elle s'avisait de voter contre la recapitalisation en janvier. Alessandro Profumo et l'administrateur délégué Fabrizio Viola ont même mis leur démission dans la balance.

La banque pourrait être nationalisée

Car tout retard pourrait s'avérer critique pour la banque alors que le feu vert de la Commission européenne au plan de sauvetage de BMPS est conditionné par sa recapitalisation et le remboursement d'au moins 70% des crédits que lui a alloué l'Etat italien, d'ici la fin 2014.

Si les fonds prêtés par l'Etat (sous forme d'obligations) n'étaient pas restitués à temps, la banque toscane, créée en 1472 et devenue l'une des plus riches d'Europe, pourrait perdre son indépendance et être nationalisée.

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a écrit le 28/12/2013 à 12:11 :
nationaliser? non. fermer. tout vendre. même si l état est un gros actionnaire: mieux vaut fermer ce truc (et perdre de l argent a court terme) que de nourrir des banquiers, sans valeur ajoutée pour la société, pendant des années. bong sang: arrêtez de sauver ces banques morribondes mais laisser les disparaitres comme toute société bien capitaliste...;-)
on voit que la société en europe a du mal à se positionner: les gains sont privatisés et les pertes socialisées. Pas honnête tout ca.
Ou bien: si cette banque est sauvée, il faudrait alors nationaliser une autre banque qui rapporte en ce moment de l'argent et limiter les salaires des employés (par tirage au sort comme le lotto à la télé). Cela apprendrait aux banquiers à vouloir se faire nationaliser au lieu de devenir efficaces.
a écrit le 27/12/2013 à 13:32 :
Toutes les banques devraient être nationalisées et toutes les banques devraient être des Associations Sans But Lucratif avec des taux à 0.1% d'intérêts. Mais celui qui entreprendra cela courra d'énormes risques, à l'instar de Kennedy, qui fut assassiné parce qu'il voulait re-nationaliser la Réserve Fédérale.
Réponse de le 27/12/2013 à 14:21 :
On a vu le résultat avec les nationalisations de banques Françaises sous Tonton.
Au fait les dettes du crédit lyonnais sont elles apurées ? Le gros problèmes c'est
que du PDG au guichetier tous veulent gagner du blé, Il guichetier QUI vous place
des actions obligation, un livret a une prime ? qui est proportionnelle au chiffre
placé ?
a écrit le 27/12/2013 à 12:05 :
Nationaliser, le seul mot valable pour une banque.
a écrit le 27/12/2013 à 12:05 :
Nationaliser, les seul mot valable pour une banque.

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