Immobilier  : les taux de crédits continuent de baisser

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Les taux d'intérêt nominaux de crédits immobiliers ne cessent de baisser
Les taux d'intérêt nominaux de crédits immobiliers ne cessent de baisser (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
Les taux d'intérêt nominaux des crédits immobiliers en France se sont établis à 1,55 % en moyenne en juillet. Ils suivent l'évolution globale des taux en Europe.

En moyenne, les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux ménages par les banques continuent de baisser en France. Ils se sont établis à 1,55 % en juillet contre 1,62 % en juin, selon l'Observatoire Crédit Logement / CSA. Pour l'accession à la propriété dans le neuf, ils se sont affichés à 1,69 % contre 1,52 % dans l'ancien. "En dépit des pauses qui ont marqué son évolution depuis octobre 2015, la baisse est toujours rapide, répercutant la faiblesse des taux constatés sur les marchés obligataires", a souligné l'étude. Cette baisse exprime "les conséquences des orientations monétaires des banques centrales et les comportements anxiogènes des investisseurs", indique aussi l'observatoire Crédit Logement / CSA.

Principal facteur de hausse d'activité

La chute des taux de crédits immobiliers, qui atteignent des niveaux nominaux historiquement bas, a bénéficié "à toutes les catégories de prêts" et "même les durées les plus longues", selon l'étude. "Les niveaux actuels des conditions de crédit observés permettent à tous les ménages de rentrer sur le marché de l'accession, sur des durées longues, sans que cela ne les pénalise comme en témoigne la remontée des flux de la primo accession des ménages jeunes ou modestes", a commenté l'observatoire. Le niveau nominal historiquement bas des taux de crédits immobiliers est en fait considéré comme le principal facteur de regain de forme du marché immobilier français depuis 2015. En effet, que ce soit sur le marché du neuf ou sur celui de l'ancien, des niveaux record de transactions pourraient être enregistrés dès cette année.

(Avec AFP)

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a écrit le 03/08/2016 à 1:18 :
Si les taux baissent, ce n'est pas pour rien... l'immobilier est au plus mal. Le lobby immobilier joue la carte de la saisonalité pour tenter de toucher quelques commissions de ventes, mais seuls les plus naifs sont dupes.

Le nombre de transactions par ménage à baissé de 15% depuis 2000 (où l'on avait 800.000 transactions pour 24 millions de ménages... alors qu'en 2015 on avait 800.000 transactions pour 28 millions de ménages). Et cette baisse de 15% à eu lieu dans un contexte de baisse continue des taux...

Or lorsque les taux cesseront de baisser, les prix immobiliers vont chuter.

La population vieillit, les héritiers ne gardent statistiquement pas les biens hérités, l'offre explose. Il n'y a pas assez de jeunes pour racheter ces biens, et de toute façon, le taux de chomage et la précarisation folle des emplois désolvabilise la demande. Ajoutez à cela Bâle3 et vous avez un cocktail explosif pour la baisse des prix immobiliers avant 2019... Le retour dans le tunnel de Friggit (scénario conservatoire) signifiant une baisse de 65% des prix...

Rentabilités négatives, moins-value assurée, taxes en hausse...
L'immobilier n'est plus un investissement, c'est un boulet fiscal à fuir au galop.
Réponse de le 03/08/2016 à 8:54 :
C'est une analyse pertinente. L'encadrement des loyers sans l'encadrement des taxes immobilières rendent les investissements déficitaires. Beaucoup d'investisseurs commencent aujourd'hui à revendent leurs biens locatifs à prix cassés : difficulté d'expulser un locataire indélicat, impôts locaux exorbitants, syndics douteux, empilement des normes, encadrement des loyers... Une baisse du taux de crédit est loin de compenser tous ses désagréments, même si on veut acheter pour y vivre, car on est aujourd'hui amené à louer son bien en cas de mutation professionnelle.
a écrit le 02/08/2016 à 13:53 :
Les taux d'intérêts baissent alors que dans le même temps les impôts locaux explosent, et eux ne sont pas encadrés...
a écrit le 02/08/2016 à 13:51 :
Plus les taux baissent,plus les banques sélectionnent les dossiers de crédit et les prix de l'immobilier demeurent encore trop élevés dans les grandes villes où il y a de l'emplois.
Rester locataire me semble la solution la plus raisonnable, pas de taxe foncière à la hausse,pas de crédit sur 20 où 25 ans , pas de risque de voir les prix de l'immobilier dégringoler et surtout liberté de changer de voisinage !
a écrit le 02/08/2016 à 13:41 :
Le taux de crédit baisse, le prix des acquisitions augmentes, le nombre de demandeur solvable diminue et la crise de confiance vient a peine de commencer!
a écrit le 02/08/2016 à 11:51 :
C'est la chanson que l'on nous sert de façon rituelle , mais en réalité les banques sont peut enclins à prêter leurs agents enfin le notre .D'où très peu de crédits accordés .
Réponse de le 02/08/2016 à 12:42 :
@mouaih: l'argent des dépôts estinvestidans des instruments financiers plus lucratifs. Il n'y a donc pas d'argent à prêter dans des secteurs au rendement inférieur, tel que le crédit immobilier. Cela dit, les banques facturent tout de même des frais divers et variés et ne perdent donc pas d'argent malgré leur complainte persistante :-)
Réponse de le 02/08/2016 à 12:42 :
@mouaih: l'argent des dépôts estinvestidans des instruments financiers plus lucratifs. Il n'y a donc pas d'argent à prêter dans des secteurs au rendement inférieur, tel que le crédit immobilier. Cela dit, les banques facturent tout de même des frais divers et variés et ne perdent donc pas d'argent malgré leur complainte persistante :-)

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