Financer une PME et réduire son ISF
Les enfants du CAC
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Les enfants du CAC
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
L'avantage fiscal est conséquent : 50 % du placement. Et le plafond de la réduction d'impôt important : jusqu'à 45?000 euros si l'investissement est réalisé en direct, 18?000 euros s'il est intermède via un produit collectif. Mais le risque pris est à la mesure de l'avantage procuré. Car financer, directement ou indirectement, des PME innovantes est une opération à la rentabilité incertaine, qui oblige en outre l'investisseur à immobiliser son capital pour une période longue, d'au moins cinq ans s'il veut bénéficier de tous les avantages fiscaux - et souvent plus en pratique.
Pour minimiser ces risques, il est préférable de confier la gestion de son placement à des professionnels spécialistes de l'investissement en titres non cotés, une « discipline » qu'un simple particulier, fût-il assujetti à l'ISF, aura bien du mal à maîtriser. Ne serait-ce que parce qu'il lui sera difficile de trouver suffisamment de PME attractives pour diversifier correctement son portefeuille de participations.
Cet argument est d'ailleurs très largement mis en avant par les promoteurs de produits collectifs. L'investisseur aura intérêt à s'appuyer sur la compétence de spécialistes, mais aussi à diversifier ses fournisseurs de solutions d'investissement. Autrement dit, à répartir son placement entre un ou plusieurs FCPI, FIP, ou mandat de gestion labellisés ISF.
Ces trois formules présentent des avantages et des risques spécifiques. Les FCPI ont des contraintes d'investissement plus strictes que celles des FIP. Ils ne peuvent s'intéresser qu'à des PME innovantes ayant reçu le label Oseo. Les FIP, quant à eux, doivent respecter des critères régionaux, mais disposent de plus de marges de man?uvre quant à l'activité et à la maturité des entreprises.
À lire également
Avec les mandats de gestion, l'investisseur ne souscrit pas des parts de fonds réglementés, comme avec les FCPI ou les FIP, mais confie un mandat à un spécialiste du non coté, en lui déléguant le soin de sélectionner les PME, d'y investir et d'en assurer le suivi et la revente. La diversification est parfois moins aboutie que dans les fonds collectifs, mais l'investisseur bénéficie du plafond fiscal de l'investissement en direct - 45 000 euros -, sans en subir les contraintes opérationnelles. Dans tous les cas, pour sélectionner ses prestataires, l'épargnant veillera au niveau des frais récurrents de gestion, ainsi qu'à la part des actifs du fonds ou du mandat ouvrant droit à la réduction.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Les enfants du CAC