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Les producteurs de lait intensifient leur mobilisation

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Quelque 12.000 producteurs de lait bloquent ce lundi les accès de 81 laiteries, à l'occasion d'une nouvelle journée de mobilisation pour dénoncer l'effondrement des prix du lait , a annoncé la FNSEA, premier syndicat agricole.

lait

Près de 12.000 producteurs de lait ont bloqué 81 laiteries lundi matin dans l'Ouest, première région laitière de France, à l'appel de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) qui réclame aux industriels un meilleur prix du lait à la collecte, a-t-on appris auprès des gendarmes et des syndicats agricoles.

Des coopératives ou sites de grands groupes agroalimentaires ont été bloqués dans le Calvados (Elle-et-Vire à Vire ou encore Lactalis à Lisieux), mais aussi dans le Morbihan (sites Lactalis et Entremont), en Sarthe (Bel et Candia), dans l'Orne, l'Ille-et-Vilaine, le Finistère, en Vendée (coopératives Ucal à Belleville et Usval à Mareuil).

Selon Joël Limouzin, président de la FRSEA des Pays de la Loire interrogé par l'AFP, les éleveurs veulent "un écrit officiel des directions de groupes industriels stipulant qu'ils commencent la négociation avec les producteurs sous l'égide des médiateurs" nommés par le gouvernement pour régler cette crise qui s'est cristallisée il y a deux semaines.

"Le démarrage de la base de discussion, ce sera un minimum de 305 euros [les 1.000 litres] lissés sur l'année" alors que les prix tournent actuellement autour de 210 euros, a-t-il souligné.

Les producteurs dénoncent l'effondrement du prix de 30% auquel les industriels leur achètent leur lait, en avril 2009 par rapport à avril 2008, selon les calculs de la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL, émanation de la FNSEA).

"Manifester ou crever", "-30% aux producteurs... et le consommateur?", pouvait-on ainsi lire dimanche sur des banderoles lors d'une manifestation à Solesnes, près de Sablé-sur-Sarthe, fief du Premier ministre François Fillon.

En revanche, selon l'Observatoire des prix, le lait revendu aux consommateurs a augmenté de manière significative, de 13,4% entre novembre 2007 et janvier 2008, à l'instar de la plupart des produits laitiers (+11,5% pour le fromage, +9,9% pour les yaourts, +9,1% pour le beurre).

Autres chiffres mais même constat pour la FNPL : les produits de grande consommation à base de lait (50% du débouché du lait français) ont augmenté de 6% à 10% selon les marques entre 2006 et aujourd'hui.

Une crise européenne

Ce lundi également, à Bruxelles où se tenait une réunion des ministres européens de l'Agriculture, 900 agriculteurs selon la police - 2.000 selon les organisateurs du European Milk Board (EMB), l'organisation professionnelle européenne - ont manifesté jusqu'aux abords du Conseil de l'Union européenne (UE).

Ces agriculteurs, venus de France, d'Allemagne et de Belgique, ont manifesté pour réclamer une baisse des quotas laitiers de l'UE (plafonds de production autorisés), qui permettrait selon eux de faire remonter les prix. L'Union européenne a commencé à augmenter progressivement les quotas de production de lait instaurés en 1984 et a prévu de les supprimer complètement en 2015.

Les décisions prises jusqu'ici au niveau européen "ont eu pour effet d'augmenter l'offre en lait et permis à la grande distribution de baisser sans cesse les prix dans toute l'Europe", a accusé Erwin Schöpges, responsable belge de l'EMB.

Mariann Fischer Boel, la ministre européenne à l'Agriculture, a réfuté de son côté toute responsabilité du relèvement progressif des quotas dans la situation actuelle du secteur. "Les quotas ne sont pas le problème car nous ne produisons pas plus qu'avant de les relever de 2% [...] C'est simplement une question de faible demande", a-t-elle fait valoir en mettant en cause l'impact de la crise économique sur la consommation. "Ce que les agriculteurs doivent faire, c'est produire moins. Simplement produire moins", a-t-elle poursuivi tout en promettant des aides spécifiques.

De même, pour certains d'experts, la baisse des prix est avant tout causée par la crise mondiale et la chute de la demande, notamment en provenance d'Asie et de Russie.

Les ministres de l'Agriculture devaient lors de leur réunion de ce lundi se pencher sur une proposition franco-allemande visant à avancer le rendez-vous prévu en 2010 pour réexaminer l'évolution de la situation du secteur. Paris et Berlin ont exhorté leurs partenaires européens à maintenir une régulation forte du secteur.

latribune.fr

Vos réactions

  • chris a écrit le 20/06/2009 à 13:12 :

    • y'a plus de lait frais dans les rayons depuis un moment ...ça ne fait rien Continuez le combat On vous suit on en achetera de nouveau quand vous serez payé à la mesure de votre peine la France est derriere vous courage

  • JOSGUE a écrit le 26/05/2009 à 06:38 :

    • Que d hypocrisie, trouvez vous normal que les personnes qui se donnent le plus de peine soient les moins récompensees financierement. le probleme est le meme pour les pecheurs. Il y a un laisser aller general qui fait que les centrales d'achat, intermediaires divers, font ce qu'ils veulent,augmentent leurs marges, jamais contraries et jamais assez.

  • AntoineK a écrit le 25/05/2009 à 18:16 :

    • Le probleme est que une vache ne produits pas moins de lait en temps de crise. Donc a l'offre constante et une demande qui baisse, le prix s'effondre. En plus en peux pas jetter une partie du lait car ca cree de la polution. Donc ils sont pris au piege. Maintenant, si c'est vrai que le marges des industielles sont considerablemennt augemente, dans se cas il devrai etre lucratief de faire la production de lait (en briques). Et je conceillerai les cooperatives agricoles de y investire tout de suit. Mais, je doute que c'est vraiment le problem de marges des industrielles car si non les cooperatieves l'aurais deja fait il ya longtemps, (il sont vraiment pas bete ses agriculteurs). D'aillieur les cooperatives produise deja des produits fini, sous la marque payesanse bretons par example, et ces produits sont nettement plus cher au super-marche. A mon avis les problemes sont que il y trop lait produits et en plus c'est la crise. ( en tout cas ce que crois les consomateurs)

  • pfff a écrit le 25/05/2009 à 17:18 :

    • Mobilisez-vous pour en donner à ceux qui crèvent de faim...vous n'avez aps honte de ce gaspillage ??????

  • AntoineK a écrit le 25/05/2009 à 17:18 :

    • Le probleme est que une vache ne produits pas moins de lait en temps de crise. Donc a l'offre constante et une demande qui baisse, le prix s'effondre. En plus en peux pas jetter une partie du lait car ca cree de la polution. Donc ils sont pris au piege. Maintenant, si c'est vrai que le marges des industielles sont considerablemennt augemente, dans se cas il devrai etre lucratief de faire la production de lait (en briques). Et je conceillerai les cooperatives agricoles de y investire tout de suit. Mais, je doute que c'est vraiment le problem de marges des industrielles car si non les cooperatieves l'aurais deja fait il ya longtemps, (il sont vraiment pas bete ses agriculteurs). D'aillieur les cooperatives produise deja des produits fini, sous la marque payesanse bretons par example, et ces produits sont nettement plus cher au super-marche. A mon avis les problemes sont que il y trop lait produits et en plus c'est la crise. ( en tout cas ce que crois les consomateurs)

  • carpatrick a écrit le 25/05/2009 à 14:19 :

    • Toujours la même chanson: la crise ne change rien aux mentalités: toujours plus de profit, la raison du plus fort est toujours la meilleure, faudra pas s'étonner un jour de voir des attentats perprétrés contre les grandes centrales alimentaires. Baisser les prix sans négociations d'un côté, les augmenter sans négociations de l'autre, cela signifie, comme d'habitude, aucune morale et aucun scrupule... Et on s'étonnera un jour d'une nouvelle révolution!

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